La construction et l'aménagement du nouveau IGA Cookshire au coût de 6 millions $ font beaucoup plus qu'insuffler un air de renouveau au centre-ville de Cookshire-Eaton. Pierre Genest Denis, fils du propriétaire Gilles-Denis, fait partie de la relève et interprète le projet de son père comme un message incitant les gens d'affaires et toute la communauté à faire confiance en l'avenir et donner la chance à la relève de faire ses preuves.
Travaillant au IGA Cookshire, Pierre Genest-Denis est en train de faire ses classes. «C'est très rare de voir aujourd'hui une situation où des jeunes s'intéressent à la job de leurs parents et prendre le flambeau. Le message qu'on entend habituellement des parents est va à l'école, étudie le plus possible et va dans ce que tu aimes. Le jeune quitte sa localité pour étudier, s'intéresse à la vie urbaine et reste là. C'est important de retenir les jeunes dans leur milieu. Pas de les empêcher d'aller aux études, mais de les retenir un peu pour leur faire comprendre qu'il y a de l'avenir aussi chez eux».
S'il voit d'un bon oeil la relève locale, Pierre Genest-Denis ne rejette pas celle provenant de l'extérieur, au contraire, en y ajoutant qu'elle est nécessaire. «Les gens de l'extérieur, c'est le fun, c'est stimulant. Ils apportent du sang neuf. Ils viennent ici pour la qualité de vie et ils lancent une entreprise. Mais encore faut-il leur offrir quelque chose d'intéressant et montrer qu'on a une volonté».
Le projet du IGA Cookshire, selon Pierre Genest-Denis, est l'exemple d'une volonté et d'une confiance dans le milieu et contribue à développer une force d'attraction. Selon ce dernier, il existe différentes routes pour s'impliquer en tant que relève. Pierre Genest-Denis a choisi de s'investir immédiatement en mettant, pour l'instant, ces études en veilleuse pour se consacrer à apprendre sur place. «Moi, j'apprends sur le tas comme on dit. J'ai commencé tout jeune en regardant mon père et à force de le côtoyer, j'ai développé cet instinct. Je fais mom propre apprentissage en me basant sur mon instinct et le gros bon sens». Ce chemin n'est pas le plus facile, admet le jeune homme particulièrement lorsque ton parrain de travail est ton père. «Les parents s'attendent à ce qu'on retienne tout ce qu'ils nous disent. Ils s'attendent que l'on fasse exactement ce qu'ils veulent et de la façon qu'ils veulent. On attend beaucoup de nous. J'apprends sur le tas. Lorsque je fais des erreurs, on ne me reprend pas toujours et on le dit à mon père et là, c'est pire, il me tombe dessus». Admettant que l'apprentissage est parfois difficile, Pierre Genest-Denis, apprécie tout de même la chance qu'il a d'apprendre en côtoyant les collègues et en regardant son père naviguer dans les eaux pas toujours calmes.
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Pierre Genest-Denis voit le projet de son père, Gilles Denis, comme un message d'espoir et de confiance envers la relève.