Le 11 octobre 2001, un violent incendie a rasé la Résidence Belval à East Angus. S'y hébergeaient 65 personnes âgées et en perte d'autonomie qui ont eu la vie sauve grâce au travail diligent des sapeurs-pompiers de la municipalité. La compagnie d'assurances, Groupe Cumis, revient à la charge aujourd'hui prétextant que les soldats du feu auraient pu sauver une aile du bâtiment.
L'action de 2,4 M$, intentée au début par les assureurs, a été ramenée à 900 000 $. Selon une source anonyme, ces assureurs prétendent que les sapeurs-pompiers auraient pu protéger une partie de la bâtisse. Poursuivant, cette même personne racontait que ces aînés, pour plusieurs grabataires, devaient être attachés un à un sur une chaise pour les hisser par-dessus les rambardes, ce qui nécessitait beaucoup de travail.
Joint à son bureau, Robert Roy, maire de East Angus, fait valoir que malgré les difficultés, il n'y a pas eu de perte de vie. « C'est ce qui est le plus important », affirme-t-il. Se référant au protocole SERPEC (sauvetage, évacuation, reconnaissance des victimes, etc.), M. Roy croit que tout a été exécuté selon les normes.
Maître Benoit Byette, avocat chez Miller Thomson, représentant la ville de East Angus, confirme que l'action en dommages intentée par le Groupe Cumis sera jugée du 6 au 17 mai, au Palais de justice de Sherbrooke. Il retenait ses commentaires afin de ne pas nuire au procès.