La prospection industrielle pour attirer de nouvelles entreprises sur le territoire du Haut-Saint-François, comme partout ailleurs, n'est pas chose simple. Quoi qu'il en soit, quatre groupes d'investisseurs dont deux de l'Europe, un de l'Afrique du Nord, un des États-Unis et du Canada se sont déplacés pour voir de visu à quoi ressemblait la capacité de nos parcs industriels.
On est encore bien loin de la coupe aux lèvres, mais c'est prometteur, de laisser entendre Bernard Ricard, directeur adjoint au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. «C'est très intéressant. Qu'on ait réussi à les convaincre de se déplacer pour venir sur place, c'est déjà une bonne job», précise-t-il. Ce dernier en attribue le mérite aux prospecteurs industriels chargés de faire la promotion et de recruter des investisseurs potentiels.
Le CLD a mandaté, l'année dernière, la firme PHD distribution internationale pour faire du recrutement international pour le Haut-Saint-François. Les deux commissaires, Réal Patry et Pierre Harvey, ont pour mandat de dénicher des groupes d'investisseurs pour combler les trois parcs industriels thématiques du territoire, c'est-à-dire celui du parc agro-industriel à East Angus, le parc éco-industriel où se trouve le site d'enfouissement à Bury et le parc biologique à Scotstown. Les prospecteurs ont fait des expositions aux États-Unis pour attirer des investisseurs. En prenant comme exemple le parc de Bury, M. Ricard mentionne que les prospecteurs pourraient dénicher un groupe d'investisseurs oeuvrant dans le secteur des matériaux recyclés susceptibles de faire de la transformation. Cela s'inscrirait en complémentaire avec le Centre de tri Valoris. Il en va de même pour les autres parcs, d'expliquer le directeur adjoint du CLD. Parmi les quatre groupes d'investisseurs à s'être présentés sur le territoire, deux ont visité le parc agro-industriel à East Angus, un celui de Bury et un autre pour celui de Scotstown et East Angus. Ces groupes touchent le secteur de la production et de la distribution. M. Ricard mentionne qu'il ne faut pas s'emballer trop rapidement, les prospecteurs se chargeront d'entretenir ces contacts et poursuivront simultanément leur quête de nouveaux investisseurs. Ce dernier ajoute que le CLD a développé des sites Internet pour les trois parcs thématiques concernés.
Par ailleurs, le CLD prévoit faire l'inventaire complet des espaces industriels sur le territoire du Haut-Saint-François au cours de la présente année. «Le but est de faire l'étude de caractérisation des bâtisses, de voir dans quel état elles sont et déterminer à quoi elles peuvent servir, de la transformation, de l'entreposage ou autres». Cela permettra aux intervenants de mieux orienter la prospection et de cibler le genre d'investisseur avec les bâtisses existantes. M. Ricard ajoute que les informations permettront également de mieux venir en aide aux entreprises en développement. «Ça nous permettra d'être plus actifs et de saisir les opportunités. Ça nous permettra également de voir ce qu'on a, ce qui manque et dans quel coin de la MRC». Le directeur adjoint mentionne que les bâtiments ne sont pas voués essentiellement pour les grosses entreprises «ça peut être pour trois ou quatre employés». Ce dernier ajoute qu'il aimerait bien combler les espaces vacants du côté de Chartierville, La Patrie et Scotstown.
Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, croit que le simple fait d'avoir attiré des groupes d'investisseurs sur le territoire constitue déjà un bon pas sans pour autant crier victoire.