La croisade entreprise par un citoyen d'Ascot Corner, Éric Mageau, pour forcer le ministère des Transports du Québec (MTQ) à prendre des mesures afin de réduire la vitesse sur la route 112 entre les rues Galipeau et du Relais fait son petit bonhomme de chemin. Déjà 700 personnes, dont la députée France Bonsant et le maire d'Ascot Corner, Normand Galarneau, ont signé la pétition qui sera déposée, ce mercredi, à l'hôtel de Ville de la municipalité.
M. Mageau qui a déjà en poche un large appui de la communauté rencontrait lundi dernier la députée provinciale de Mégantic-Compton, Johanne Gonthier. Malheureusement, le journal était sous presse au moment de la rencontre. Ce père de famille d'Ascot Corner a entrepris les démarches à la suite d'un accident automobile dont sa conjointe et ses deux enfants ont récemment été victimes le 12 juillet dernier. L'automobile s'est faite happée au moment de s'engager sur la route 112. Heureusement, les personnes à bord n'ont pas été blessées.
M. Mageau laisse entendre que sa démarche est loin d'être un caprice. Selon les statistiques obtenues auprès du MTQ, il y aurait eu 52 accidents sur ce fragment de la route entre 2005 et 2008. «Pourquoi attendre qu'il y ait plus de victimes avant d'agir? Il y a eu six personnes dans ma rue qui ont eu des accidents sur la 112», d'ajouter M. Mageau. Mme
Bonsant, qui appuie la démarche, mentionne «dans mes fonctions de députée, j'ai souvent eu à emprunter cette portion de route. Il est clair que certains automobilistes ont le pied pesant à cet endroit. J'ai d'ailleurs une connaissance, mère de trois enfants, qui est décédée il y a quelques années dans le tronçon en question. Il faut agir afin d'empêcher que d'autres incidents de la sorte ne se reproduisent».
MTQ
Le citoyen d'Ascot Corner fait part d'une rencontre avec des représentants du MTQ. «Ils ont dit qu'il y aurait un feu de circulation à l'angle de la route 112 et du chemin Biron d'ici 16 semaines et qu'il pourrait y en avoir un autre d'ici deux ans à l'angle de la rue Galipeau et 112». Néanmoins, M. Mageau croit que ces changements ne seront pas suffisants à réduire la vitesse. Il souhaite d'autres mesures.
Ville
Le maire d'Ascot Corner, Normand Galarneau, dit appuyer à titre personnel la démarche en cours. D'ailleurs, il se sent directement concerné pour avoir été victime de trois accidents automobile dans le secteur au cours des dix dernières années. À titre de maire, M. Galarneau mentionne que la municipalité a déjà entrepris des démarches auprès du MTQ afin de prolonger la limite de vitesse de 50 kilomètres heure à partir du pont vers le chemin Talbot à la hauteur de l'entreprise du Poulet du pont couvert. Pour ce qui est de la nouvelle demande concernant la pétition, le point était à l'ordre du jour de l'atelier de travail de lundi dernier. «Je ne peux m'engager pour la ville et parler de résolution parce que les conseillers n'en ont pas encore discuté. On va sûrement parler d'un dépôt de résolution pour appuyer la pétition», de compléter M. Galarneau. D'autre part, le maire mentionne avoir déjà parlé de la problématique avec le lieutenant Jocelyn Rose de la Sûreté du Québec du Haut-Saint-François, qui lui a assuré de sa collaboration.
Photo :
Nous retrouvons de gauche à droite, Sacha Carrier, résidant d'Ascot Corner, la députée France Bonsant qui ajoute sa
signature à la pétition, à l'arrière Éric Mageau, porte-parole du groupe et Normand Galarneau, maire de la municipalité.