Un manque à gagner de 29 000 $ en revenus de péréquation, une évaluation foncière commerciale en baisse de 3 % et de grands travaux à effectuer font en sorte que la municipalité de Scotstown n'avait d'autre choix que d'augmenter le taux de la taxe foncière de 5 % afin d'équilibrer le budget 2011. En raison du nouveau rôle d'évaluation, cette majoration a pour effet de varier considérablement d'un contribuable à l'autre.
En entrevue, Barbara Szots, mairesse de Scotstown, laisse entendre que l'équation n'est pas simple à résoudre puisque seulement 350 personnes contribuent, par le biais de la taxe foncière, à gonfler les coffres de la municipalité.
Au moment de préparer le budget, explique Mme Szots, les élus doivent tenir compte de la valeur des grands travaux à réaliser, l'entretien des immeubles, des rues, le maintien des services, etc. C'est la tâche de la municipalité de définir le taux de taxation, ce fameux «milin», qui dit combien chaque citoyen paiera pour 100 $ d'évaluation afin de rembourser toutes les dépenses prévues par le conseil. Pour y arriver, la MRC a fourni à la ville le montant total de l'évaluation de toutes ses propriétés. Multipliés par le «milin», en l'occurrence, pour Scotstown, 2,07 $ pour chaque 100 $ d'évaluation, les revenus vont équilibrer les dépenses prévues. Selon Mme Szots, il y a eu une augmentation de 5 % par rapport à l'an passé où c'était 1,97 $, ce qui est comparable à la moyenne des autres municipalités de la MRC. En fait, le budget global de la municipalité de Scotstown passe de 640 255 $ en 2009 à 758 559 $ pour la présente année.
Consciente que certaines personnes ont à payer beaucoup par rapport à d'autres, Mme Szots justifie l'ampleur de son budget par d'importantes dépenses à la réfection de l'aqueduc sur la 214, en collaboration toutefois avec le ministère des Transports du Québec et celle à effectuer sur les rues Ditton et Argyle. S'ajoutent le traitement de l'eau potable et la mise aux normes des équipements des pompiers en plus des opérations régulières. «Ce sont 4 grosses dépenses qu'il faut rencontrer cette année», déplore-t-elle.
«Y aurait-il moyen de réduire l'écart entre les gros payeurs de taxes et les petits», lui est-il demandé? Prudente, la mairesse Szots se dit en réflexion sur la possibilité de fusion avec d'autres municipalités. Elle affirme cependant, que, pour l'instant, le fait de siéger à la table de la MRC pour discuter avec les autres délégués municipaux leur permet de questionner la MRC au sujet de l'évaluation, d'envisager des coupures de dépenses pour diminuer leur quote-part à payer, de trouver des «tuyaux» pour découvrir des programmes de subventions pour des développements qui pourraient avoir des retombées positives, etc. «Reste que le conseil a tout mis en œuvre pour établir un budget réaliste compte tenu des exigences et du nombre de contribuables», conclut-elle.
Photo :
Barbara Szots, mairesse de Scotstown, fait valoir que l'équation n'est pas simple à résoudre.