«Pendant les olympiques, raconte en riant Daniel Harvey, adjoint aux pistes, j'ai joué de la pelle et du râteau comme jamais. J'avais comme tâche de voir à l'excellence des pistes». Malgré les longues journées et les températures humides, le directeur du Centre de Biathlon Estrie, situé à La Patrie, a grandement apprécié son séjour à Vancouver.
Il rapportait qu'Érika Charron, son épouse, gérait la vérification manuelle et l'enregistrement des résultats d'une façon tangible. «Elle devait apposer des petits collants sur des feuilles de données », ajoutait-il d'un air taquin sans vouloir minimiser l'importance de son travail, parce qu'il y avait plusieurs vérifications et contre-vérifications pour assurer l'exactitude des résultats.
Ils ont été choyés, soulignait M. Harvey. Ils ont profité d'une maison mobile pour toute la durée des jeux. La propriétaire est allée demeurer chez un ami tout en vérifiant régulièrement leur confort.
Le transport et la sécurité ont impressionné M. Harvey. Dans le premier cas, quelle que soit l'heure, des navettes étaient disponibles pour les mener sur le site. Pour ce qui est de la sécurité, elle était exemplaire, même qu'occasionnellement, les policiers choisissaient au hasard des bénévoles pour des inspections en profondeur. Pourtant, lui et Érika ont grandement apprécié leur séjour.
Pour sa part, Sandrine Charron, supervisait trois pas de tir d'un œil de lynx et son mari Pascal Morcet était responsable d'une moitié du champ de tir. M. Morcet établissait la comparaison entre l'atmosphère des championnats du monde et celui des olympiques qui s'y étaient tenus l'année précédente. «C'était un test, rapportait-il, en vue de vérifier comment nous nous comporterions cette année». Il remarqua aussi que l'atmosphère, malgré tout le sérieux dû à l'événement, était plus festive. Il y avait moins de pression. L'animation des nombreux visiteurs contribuait au plaisir d'y travailler. Le nombre de médias impressionnait. Et sa conjointe de rappeler le souper en compagnie de Jean-Philippe Le Guellec, qui avait eu sa meilleure performance à vie et la meilleure au Canada. Ça lui avait permis de découvrir le caractère humain de cet athlète québécois qu'ils avaient croisé à plusieurs reprises depuis bien des années.
Tous les quatre ont été comblés par leur expérience, malgré les longues heures de travail. Ils ne regrettent rien. Même qu'ils ont remarqué que les nombreux Québécois bénévoles ne rechignaient pas à faire du temps supplémentaire pour parfaire leur travail. Une p'tite fleur de plus...
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À droite, Daniel Harvey, président du Centre de Biathlon Estrie situé à La Patrie, et sa conjointe Érika Charron, entraîneure.