Après avoir connu quelques années au rendement moindre, la Coopérative de La Patrie améliore son chiffre d'affaires. Tel était le constat que plus de 70 membres ont pu faire lors de l'assemblée générale annuelle de l'entreprise.
Après la lecture et l'interprétation du rapport financier, les personnes présentes et les invités d'autres coopératives régionales ont constaté que la Coop multiservice maintenait fièrement le cap malgré le brouillard économique. Les ventes cumulées de tous les secteurs d'activités ont augmenté pour dépasser le 5,8 M$ en 2009. C'est surtout à l'épicerie que les résultats ont été les plus probants, bien qu'un déficit y soit encore inscrit en rouge.
Pour Gilles Roy, directeur de ce département, la satisfaction est de mise, en dépit de ce point noir. Les grosses réparations des années précédentes avaient causé un important trou au budget qui devrait être comblé sous peu. «Je vais tout mettre en œuvre, pour terminer le prochain exercice en enregistrant des profits. Nous allons travailler fort, s'engage-t-il».
Le directeur général, Daniel Carrier, déclarait qu'à peine 55 % des membres utilisaient les services de leur coopérative. Il soulignait combien les commerces des petites municipalités étaient vulnérables à l'attrait des grandes surfaces, faisant référence à la fermeture de l'épicerie de Sawyerville. «Si les 607 coopérants de notre entreprise pratiquaient l'achat local, et il le faut, le nombre d'emplois augmenterait de même que la variété des produits disponibles. Ce ne serait plus 30 préposés dont nous aurions besoin. Ce serait bien plus».
M. Alain Bouchard, conférencier et secrétaire général de la Fédération des coopératives d'alimentation du Québec, rappelait qu'entre les entreprises régionales, il était possible de faire de «l'intercoopération» pour renforcer le pouvoir d'achat de chacune d'entre elles. Comme M. Carrier, il soulignait qu'il faudrait sensibiliser les autres membres pour améliorer encore plus leur santé.
M. Bouchard maintenait qu'un commerce en bonne santé pouvait investir pour bonifier ses services. «Une coop dont le ratio entre l'actif et le passif est positif, comme l'est celui de la vôtre, peut investir dans des améliorations sans tomber dans l'exagération». Il signifiait par là que le C.A. de l'organisme aurait intérêt à trouver des moyens nouveaux pour promouvoir les secteurs de la meunerie, matériaux de construction, l'essence, rayon des vêtements, quincaillerie et surtout l'épicerie avec sa Régie des alcools. Il terminait son laïus en faisant remarquer que les coopératives durent bien plus longtemps que les grands GM ou Abitibi Consol de ce monde qui viennent quémander pour leur survie. L'assemblée a procédé à l'élection de son conseil d'administration. S'ajoute aux membres Marcel Blais qui, par lettre, avait fait connaître son intention d'y siéger. Les Claude Morin, Édith Dubreuil, Gabriel Langlois, Luc Labbé et Michel Audet ont été réélus à l'unanimité. André Blais demeure à la présidence de la Coop.
Satisfaits des résultats, les coopérateurs se sont regroupés autour du buffet pour continuer à échanger des propos sur les sujets élaborés lors de la soirée. La santé de l'épicerie et la réorientation de la lingerie ont entre autres monopolisé bien des conversations.
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Les membres du C.A. de la Coop de La Patrie: de gauche à droite sur la 1re rangée, Claude Morin, André Blais, président du C.A., Luc Labbé, Daniel Carrier, dg, en arrière dans le même ordre, Édith Dubreuil, Gabriel Langlois et Michel Audet. Absent de la photo, Marcel Blais.