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  JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / La une

La Sûreté du Québec à Weedon, de 1964 à 1998


10 Février 2010
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par Jean-Claude VÉZINA

L'assemblée générale de la Société d'Histoire de Weedon a servi dernièrement d'heureux prétexte pour procéder au lancement du fascicule relatant les 35 années de présence de la Sûreté du Québec dans cette ville. Accompagnée du maire, Jean-Claude Dumas, Mme Thérèse Lavertu, présidente de l'organisme, a présenté Marcelle Fontaine, secrétaire attachée au poste de la SQ des débuts à la fin et quatre des policiers à la retraite, MM. Beaucher, Grégoire, Miville et Roy.

C'est Marcelle Fontaine, qualifiée de «solage du poste et mémoire vivante» par l'officier Beaucher, qui a procédé au dévoilement de cette recherche. Mme Fontaine a été secrétaire pour la SQ de 1971 à 1998. Elle a été mutée à Wotton où elle a continué à travailler jusqu'à sa retraite.

Arrivé en 1973, M. Beaucher s'était promis de ne rester que 2 ou 3 ans en poste à Weedon. «Je trouvais que les gens étaient plus faciles à vivre, ici qu'ailleurs, racontait-il, et je m'y suis établi». Pour sa part, M. Grégoire, qui a travaillé au poste de 1971 jusqu'à la fermeture du poste en 1998, a trouvé la perle rare à Weedon. Il s'y est marié. «C'est le travail d'équipe qui m'a le plus marqué, narrait-il, et je suis resté». M. Denis Miville, qui a commencé en 1974, s'était juré qu'après 6 mois, il serait ailleurs. «Je suis resté jusqu'à la fermeture du poste», rappelait-il. Pour sa part, M. Jean-Pierre Roy a débuté en 1973. C'est le seul qui est allé travailler ailleurs tout en restant à Weedon.

Mme Lavertu racontait qu'avant que la Sûreté du Québec s'installe à Weedon, la sécurité du territoire était assurée par des gardiens d'enclos et des gardiens de chiens qui voyaient à ce que les bêtes furent à leur place... Mais là, on remonte loin dans le temps, et, dans ces temps-là, la loi avait défini les mêmes tâches dans toutes les municipalités du Québec. Plus tard, la municipalité de Weedon avait embauché à tour de rôle 3 policiers municipaux qui voyaient au bien-être collectif. Et il y eut les «spotters», policiers en moto, qui sillonnaient le territoire.

Le poste de Weedon a permis à 83 policiers et 8 personnes civiles d'assurer une permanence sur le territoire de 1971 à 1998. Si le poste de Weedon a fermé, c'est que le gouvernement avait décidé qu'il ne pouvait y en avoir plus d'un par MRC. Et comme Cookshire était central, il s'y est déplacé. Les policiers ont pu tous être réaffectés ailleurs selon leur choix: Wotton, Cookshire, Thetford Mines et Sherbrooke ont été les endroits vers où les policiers se sont dirigés.

Des anecdotes? C'est à grand renfort de souvenirs et de rires qu'ils en ont échangées. «Te rappelles-tu du coyote empaillé déposé dans le couloir qui a fait peur à un tel?» «Et le coup qu'on a joué au gérant de la caisse populaire qui déplaçait notre auto de patrouille parce qu'elle nuisait?»  Et de la chaleur qu'il faisait, en été au-dessus de la caisse; tellement qu'on ne pouvait pas analyser les alcootests?» Toutes les personnes présentes se sont bien amusées aux récits et aux souvenirs relatés lors de cette rencontre.

 


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