Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François procédera au cours des prochains jours à l'embauche d'un prospecteur en développement. L'objectif de cette ressource sera notamment d'attirer de nouvelles entreprises dans les trois parcs à vocation thématique du territoire, dont le parc bioalimentaire à East Angus, le parc environnemental à Bury et le parc biologique à Scotstown, d'expliquer Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD.
«Au CLD, on est équipé pour recevoir les promoteurs, mais on n'a pas de ressource pour aller en chercher. Nous avons trois parcs qui ont chacun une niche; ça pourrait faciliter les choses. Le rôle du prospecteur sera d'aller solliciter à l'extérieur de la MRC, du Québec et même du Canada. Il devra trouver les personnes ou entreprises qui pourraient être intéressées à venir sur le territoire. Il devra faire des approches de grappes industrielles, explique M. Ricard.
Au niveau environnement, ajoute-t-il, «on a un bon volume de matière résiduelle à traiter où on pourrait profiter des matières à traiter, on a un endroit, un site. À Scotstown, on pourrait attirer un fournisseur». Le directeur adjoint ajoute que le projet de Centre d'innovation et de transformation alimentaire de l'Estrie, qui sera situé dans le parc bioalimentaire à East Angus et comprenant un centre de transformation alimentaire, un motel industriel et un site d'entreposage collectif, pourrait s'avérer un élément attractif intéressant.
Bien que le mandat de la ressource sera d'attirer de nouvelles entreprises dans ces parcs, celles de nature industrielle traditionnelle ne seront pas ignorées pour autant. D'ailleurs, le CLD s'apprête à compléter l'inventaire complet des différents endroits sur le territoire. «Tout cela sera mis dans une base de données consultable de l'extérieur. Cela nous permettra d'en savoir davantage et peut-être de constater des choses comme ce qui nous manque».
Retombées
Le prospecteur disposera d'un mandat de deux ans. Au cours de cette période, les intervenants souhaitent avoir en main des contrats fermes signifiant l'implantation de trois à cinq entreprises réparties dans les trois parcs industriels thématiques. L'embauche de cette nouvelle ressource nécessite un investissement de 190 000 $ sur deux ans. Le CLD injecte quant à lui un montant de 25 000 $, alors qu'une somme de 100 000 $ provient du Fonds de soutien pour les territoires en difficulté et des municipalités sur lesquelles sont situés les trois parcs thématiques.
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Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, croit que la ressource sera en mesure d'attirer de 3 à 5 nouvelles entreprises sur le territoire d'ici deux ans.