par Eliane THIBAULT
Lors de la dernière séance du conseil particulièrement houleuse de Scotstown, la mairesse nouvellement élue, Barbara Szots, a menacé de quitter son poste. Une fois la poussière retombée, elle affirme à présent qu'il n'en est rien et qu'elle poursuit son mandat.
La séance fut tumultueuse à un point tel que Mme Szots y a mis fin abruptement. C'est au moment de la période de questions que les esprits se sont échauffés. «Ce sont quelques citoyens qui ne respectent pas le droit de parole», affirme l'élue.
De ce fait, Barbara Szots explique que lors de la séance du 10 novembre dernier, elle a évoqué les lignes de conduite qu'elle comptait suivre et qui proviennent d'un guide fourni par le MAMROT. Notamment, une personne nuisant au bon fonctionnement de la séance peut être expulsée. Sinon, le président d'assemblée peut également y mettre fin, chose que Mme Szots a mise en exécution la semaine dernière.
Le temps d'agir
Lors de la première réunion du conseil, l'élue a demandé à la population de leur laisser du temps pour commencer leur mandat. Concernant un dossier précis dont elle ne veut faire mention pour le moment, Barbara Szots avoue ressentir une certaine pression. «Nous voulons prendre le temps de mettre les choses en place. Il faut se structurer et surtout, établir les rôles et responsabilités de chacun des membres», commente-t-elle en ajoutant qu'il s'agit ici d'un travail d'équipe.
Pour ce faire, elle évoque donc les règles de conduite ci-haut mentionnées. «Ces règles visent à donner une chance à tous de s'exprimer», précise-t-elle.
À la suite des événements, la mairesse affirme avoir reçu un bon nombre d'appuis provenant de personnes qui ont assisté à ladite séance du conseil et qui l'encouragent à poursuivre dans cette lignée. «Ceci est mis en place afin de donner une chance aux gens de bien suivre ce qui se passe dans la municipalité», conclut-elle.
En ce qui concerne la portée des mots utilisés lors du conseil, la directrice générale de la municipalité, Lyne Gilbert, explique que la démission d'un maire ou d'un conseiller doit obligatoirement être mise par écrit. Donc, malgré les dires de Mme Szots durant la dernière réunion, elle peut conserver son poste puisqu'aucun document n'a été émis à cet effet.
Dans le cas où Barbara Szots aurait véritablement remis sa démission, les citoyens de Scotstown auraient dû retourner aux urnes.