C'est fait! La première section de la piste multifonctionnelle du parc régional du Marécage des Scots, dans Franceville, a reçu le baptême. Fruit du travail acharné de la MRC du Haut-Saint-François (HSF), du Centre local de développement (CLD) du HSF, des municipalités de Hampden et de Scotstown, le rêve a muté en réalité. « Ça fait 25 ans que j'attends ce moment », s'est exclamée Chantal Ouellet, mairesse de Scotstown. De nombreux autres collaborateurs ont participé à ce projet.
Aboutant la piste multifonctionnelle de 4,5 km du parc national du Mont-Mégantic, secteur Franceville, ce tronçon d'une longueur de 3 km, est attenant au joyau encore intact du marécage des Scots. Ce parc régional vise à le protéger, ainsi que ses abords et ses habitats fauniques et floraux, du passage de multiples utilisateurs. Pierre Goulet, directeur du parc national du Mont-Mégantic, mentionnait qu'en 2012, plus de 12 000 visiteurs ont franchi les guérites du parc. Avec les nouveaux services et l'ajout de cette aire aménagée, l'augmentation de la clientèle est prévisible.
Au fil du temps, des collaborations et des subventions, les amateurs de plein air, randonneurs et cyclistes, accéderont au « bog » et joindront le barrage Walter Mackenzie, à Scotstown même. « Le pont, pour franchir la rivière au Saumon, l'enjambe déjà », souligne la mairesse. Renchérissant, Nicole Robert, préfet de la MRC du HSF, affirme que « cette piste sera l'une des plus belles du sud du Québec ».
Aménagé au coût de 180 000 $, le sentier serpente dans les bois où chantent les cascades et pépient les oiseaux. De multiples écosystèmes savent capter l'attention des botanistes experts et en herbe. Les haltes agencées en fonction de panoramas mettant en valeur le massif du mont Mégantic favorisent la méditation.
« La Fondation Hydro-Québec a investi 43 000 $ pour créer des outils de sensibilisation à l'écosystème riverain du marécage, et de descriptions de la faune et la flore typique de la région », ajoute Raphaël Thibault-Gobeil, porte-parole de la Fondation. M. Goulet confiait que dans sa trousse de projet, il chérit l'idée de brancher les «outils intelligents» à un réseau pour décrire astronomie, flore, faune, historique et géomorphologie, évitant ainsi d'avoir à installer des panneaux d'interprétation onéreux.
Dominic Provost, dg du CLD du HSF, soulignait, dans une entrevue précédente, les retombées positives du tourisme dans la périphérie du massif du mont Mégantic. Toutefois, le dg ajoutait un bémol à l'euphorie de l'annonce du tronçon. « C'est un projet en évolution et perfectible. Il faut être prudent quand on parle de projets à cause de la dépendance aux subventions ».