Dernièrement, Michel Kawish Julien, de l'entreprise École d'archerie traditionnelle, est venu donner à La Patrie un atelier sur la fabrication d'arcs et de flèches, comme le faisaient les anciens Amérindiens. Une vingtaine de personnes, accompagnées de leur famille ou non, ont profité de l'occasion pour faire du camping.
À partir de pièces de bois de frêne de 5 cm sur 5 de côté, et longues de quelque deux mètres, M. Julien a expliqué les grands principes de la fabrication des flèches et de l'arc traditionnels. Des croquis, des tableaux et une excellente supervision ont permis aux participants de réussir leur arme.
Malgré des outils plus modernes, comme les «planes», les rabots et les varlopes, les archers en puissance ont éprouvé toutes sortes de difficultés. Les participants ont pu s'initier au grain du bois et à la flexibilité spéciale du frêne, le meilleur pour produire l'arc. Ils ont pris connaissance des proportions à maintenir pour que l'arme garde une tension équivalente des deux côtés de la poignée, afin qu'elle tire droit. Ils ont aussi appris à garnir leurs flèches d'une pointe d'acier et de plumes de grands oiseaux.
Rien qui ressemble aux beaux arcs modernes et aux flèches stylisées aux fers les plus imaginatifs les uns que les autres. Malgré tout, de nombreux essais ont démontré que ces «bijoux» fabriqués à la main étaient très performants.
Beaucoup ont tenté de comprendre comment, il y a plus de 4 000 ans, avec des haches en silex et des grattoirs en quartz, les Amérindiens de l'époque ont pu faire pour les fabriquer et surtout les rendre performantes.
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Michel Kawish Julien, de l'école d'Archerie traditionnelle, montre l'arc fini fabriqué à partir des pièces de frêne que tiennent les participants de tous âges.