Dans le cadre de sa tournée des régions du Québec, Yvon Bolduc, président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ, est passé en Estrie pour tracer le bilan des investissements récents du Fonds et de leurs retombées dans la région. Il a mis en lumière le caractère structurant des investissements dans la région, réalisés par le Fonds et son réseau de Fonds régionaux et de SOLIDE.
Ce sont plus de 10,5 millions $ qui ont été injectés au cours des douze derniers mois, en date du 31 mai 2009, pour la croissance d'entreprises de la région de l'Estrie. « En ces temps de récession où les capitaux de risque et les liquidités se font plus rares, une source de financement à long terme comme le Fonds est un atout précieux pour la région », fait valoir M. Bolduc. Depuis 25 ans, le Fonds de solidarité FTQ et son réseau ont investi près de 136 millions $ en Estrie.
Les partenaires
Le Fonds de solidarité FTQ et les Fonds régionaux soutiennent des entreprises innovatrices qui créent de l'emploi et dynamisent le Québec. Par exemple, Les Cafés Vittoria, entreprise qui œuvre particulièrement dans le secteur bio-alimentaire pour la torréfaction de café, Camoplast inc. qui conçoit, développe et fabrique des produits et des systèmes spécialisés pour les véhicules routiers et hors-routes, Ani-Mat inc., qui fabrique des tapis de caoutchouc destinés au secteur agricole, à partir de granules provenant de pneus usagés et Amecci inc., spécialisé dans la fabrication, la transformation et la distribution de produits abrasifs de haute qualité, comptent le Fonds de solidarité FTQ ou son réseau comme partenaire financier.
Le Fonds de solidarité FTQ assure également sa présence régionale par le biais de ses 87 SOLIDE qui investissent localement dans les entreprises jusqu'à concurrence de 100 000 $. Dans la région de l'Estrie, Les Moûts de P.O.M., une entreprise familiale spécialisée dans la production artisanale et l'embouteillage de boissons naturelles à base de pomme a notamment obtenu un appui financier.
Développer dans les régions, l'économie de demain
« Il faut voir au-delà des difficultés actuelles de l'économie. Il faut continuer de penser en termes de développement d'entreprises et d'opportunités d'affaires. Il faut développer aujourd'hui les emplois et les créneaux qui porteront l'économie québécoise après cette crise. Il ne faut pas être aveuglé par le rendement à court terme. Le véritable enjeu c'est la croissance à long terme », explique M. Bolduc.
Selon une étude de SECOR, les entreprises dans lesquelles le Fonds a investi augmentent leur niveau d'emploi de 31 %, comparativement à 23 % pour les autres. De plus, elles exportent trois fois plus que la moyenne canadienne. Leurs investissements en recherche et en développement sont près de quatre fois supérieurs à leurs concurrents. « Avec notre capital patient et l'expertise de nos équipes spécialisées par secteur et par région, nous sommes présents pour appuyer nos entreprises prometteuses et pour travailler avec elles afin qu'elles passent au travers cette période difficile », ajoute M. Bolduc.
Partenaires des gouvernements
Le Fonds est un investissement rentable pour les gouvernements puisqu'ils récupèrent leur coût fiscal en moins de trois ans. La réputation d'efficacité et de rigueur du Fonds de solidarité FTQ en fait un partenaire privilégié des gouvernements. Au cours des derniers mois, le gouvernement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et la Caisse de dépôt et placement du Québec se sont liés afin de créer Teralys Capital, un important fonds de capital de risque technologique. Ce fonds a pour objectif d'investir près de 825 millions $ dans des fonds privés qui eux, appuieront la croissance des entreprises technologiques évoluant notamment dans les secteurs des sciences de la vie, des technologies de l'information et des technologies propres.
Le Fonds est également associé à la Société générale de financement (SGF) dans la mise en place et la gestion d'un fonds de relance de 500 millions $. Ce nouveau fonds est destiné à l'essor des moyennes et grandes entreprises privées et publiques québécoises qui peuvent faire face à des problèmes de liquidité en cette période de crise économique.
Sources : Isabelle Perras et Josée Lagacé