Beaucoup de personnes rêvent d'être leur propre patron tout en faisant ce qu'elles aiment le plus. Bernard-Y. Caza est une de celles-là.
Cet aventureux a su se servir de son flair et de sa passion pour se construire un travail tout à fait palpitant : le monde du spectacle.
Pendant ses études afin d'obtenir son baccalauréat en lettres à l'Université de Sherbrooke, Bernard a commencé sa carrière dans le monde des arts. Il a été le directeur général du journal de l'école où il prenait plaisir à écrire l'éditorial de même que quelques chroniques.
Bien que Bernard avait une folle passion pour les spectacles, il a décidé de se consacrer pendant sept années à l'enseignement de l'approche psychologique Gestalt.
Par la suite, il a choisi d'écouter son cœur en devenant gérant du groupe Démesure. Ce monde tout à fait fascinant pour ce perfectionniste était trop intéressant pour ne pas en faire partie totalement.
Quelques années plus tard, ce gérant a eu écho que le Vieux Clocher de Magog était à vendre ; voilà la chance pour lui de pouvoir enfin joindre les rangs à temps plein de la grande famille artistique. C'est en date du 16 octobre 1981 que Bernard a pu ouvrir les portes de ce vieux clocher pour la première fois.
La renommée
Le Vieux Clocher a su bâtir sa crédibilité rapidement. Avec ses années passées en psychologie, Bernard avait le talent pour détecter les besoins des artistes et des spectateurs. Les gens veulent oublier leur quotidien et se détendre alors après une soirée dans son établissement, ils ont ainsi eu la chance de pouvoir rire et de se divertir tout en bénéficiant de la proximité extraordinaire de la salle de spectacles.
En plus, le public a eu l'occasion d'y découvrir plusieurs artistes dont Lise Dion, Louis-José Houde, Patrick Huard et Rock et Belles Oreilles. Les antennes de Bernard, comme il le dit si bien, ou sa facilité à faire les bons choix de spectacles ont fait du Vieux Clocher un endroit populaire.
Les compléments
En plus de s'occuper à merveille du Vieux Clocher de Magog, Bernard a dû faire quelques démarches avant de pouvoir ouvrir une deuxième salle de spectacles à Sherbrooke. L'Église Notre-Dame-du-Rosaire a donc été transformée et c'est en 1997 qu'elle a pu commencer sa deuxième vie en se nommant le Vieux Clocher de Sherbrooke.
Pendant les quelques heures qu'il lui restait, Bernard en a profité pour s'occuper de la carrière de Kevin Parent, de Lévesque-Turcotte et bien d'autres.
Et comme si les heures se multipliaient dans la vie de ce passionné du spectacle, il a décidé qu'une compagnie de disques viendrait compléter la boucle.
La personnalité
Même si Bernard est un homme d'affaires, il ne faut surtout pas croire qu'il est dur lors de négociations. Avec un père comptable, il a appris à compter. Il est réaliste, logique et a toujours su se débrouiller sans aucune subvention.
Bernard n'a jamais compté les heures de travail; il est généreux de son temps. Il se sent extrêmement valorisé dans ses activités professionnelles et c'est avec son honnêteté et son cœur qu'il a ainsi bâti sa vie.
À l'aube de ses 60 ans, Bernard a le goût de diminuer ses heures de travail pour profiter un peu plus de la vie avec ses cinq enfants et sa conjointe. C'est dans cette optique qu'il a vendu le Vieux Clocher de Sherbrooke à l'Université de Sherbrooke dernièrement. Il n'en demeure pas moins qu'il a le goût de continuer, mais en choisissant ses projets.
Bernard aime énormément la nouveauté et il a des idées plein la tête. Peut-être pourrait-il récidiver avec un festival acoustique comme il l'avait fait en 1992? Une chose est sûre, tous les habitants de la région peuvent se compter chanceux que Bernard ait choisi l'Estrie pour vivre sa passion.
Découvrez les prochains spectacles en visitant le http://www.vieuxclocher.com/.