La passion se transmet de génération en génération. Dès l'âge de 4 ans, Annie Duchesne adorait s'asseoir en avant de son papa sur la motoneige familiale. Elle adorait la senteur du gaz qui émanait de l'engin. Déjà, à cet âge, elle trouvait ce contact avec la nature relaxant; elle en profitait même pour faire un petit dodo.
Quelques années plus tard, son plus grand plaisir était de rendre visite à ses cousins. Non pas pour jouer avec eux, mais plutôt pour leur emprunter leurs 3 roues et s'amuser comme une petite folle au grand désespoir de ses cousins.
La joie de conduire
Rendue à l'adolescence, Annie avait toujours cette flamme qui brillait aussitôt qu'elle conduisait un véhicule motorisé. Son papa lui a donc bien nettoyé la motoneige de sa mère, et lui a fait une piste de chez elle jusqu'à la mine de Fleurimont.
Chaque heure, elle devait se rapporter à son père pour sa sécurité, mais Annie pouvait passer des heures à se promener sur cette piste sans s'ennuyer.
Les années ont passé et Annie a mis de côté ce sport pour se consacrer aux études et sur le marché du travail qui était, en fait, assez exigeant. Les services financiers Annie Duchesne sont nés pour lui permettre d'avoir toute la lassitude nécessaire afin d'aider les gens tout en se respectant.
Vers le début de la trentaine, Annie a fait l'essai d'un quatre roues sur la piste d'accélération de St-Élie. Un beau sourire sur son visage est apparu. Annie ne comprenait pas comment elle avait pu faire pendant toutes ces années pour ne pas toucher à aucun engin.
Les compétitions
Annie s'est acheté un quatre roues et c'est ainsi qu'elle a renoué avec sa passion d'enfance. Comme Annie est très compétitive de nature, elle a commencé à faire des courses. Que ce soit du «flat track», de l'endurance ou les championnats, Annie y prend goût chaque fois. Ce n'est pas nécessairement la préparation de l'équipement qui la réjouit, mais plutôt le temps passé sur son VTT. Un moment de pur plaisir.
En plus de voyager partout au Québec et même hors Québec, Annie a ce besoin de vitesse et d'adrénaline. Chaque fois qu'Annie enfourche son VTT, elle a l'impression de n'être jamais allée jusqu'au bout. À chaque course, c'est un nouveau départ; un nouveau défi. C'est un des moments où Annie oublie tout et vit le moment présent au maximum.
Même si Annie fait bonne figure et se classe parmi les meilleures, elle reste humble. Elle s'amuse tout autant que dans sa jeunesse. C'est un sport assez dispendieux, mais lorsque c'est une passion, ce n'est pas si onéreux que ça.
Annie ne rajeunit pas et les jeunes, eux, poussent pour se tailler une place. Un phénomène de la nature tout à fait normal. Annie va continuer à donner son maximum tout en espérant devenir la première «iron women» du prochain 12 heures de compétition de La Tuque. Un objectif réalisable lorsqu'on sait que tout se passe entre les deux oreilles. Il ne reste plus qu'à lui souhaiter bonne chance et longue vie en quatre roues...