Pendant notre sommeil, nous faisons des rêves qui nous amènent parfois dans des univers assez rocambolesques. Par contre, lorsque nous sommes éveillés, nous nous permettons de rêver, d'imaginer notre vie idéale. Robert Beauchemin et Paul Leclerc ont décidé de se rapprocher de jour en jour de leur rêve. Mais pourquoi ne pas aller droit au but? C'est ce que vous allez découvrir!
Au fourneau
Paul est un amoureux de la cuisine. Depuis son tout jeune âge, il adorait aider sa mère, qui elle, était une excellente cuisinière. Et comme son oncle avait un restaurant, les cuisines ont toujours été un univers tout à fait normal.
Arrivé au secondaire, il a découvert l'improvisation et son rêve était de faire du théâtre. Comme ses parents trouvaient le métier risqué, il s'est donc tourné vers ce qu'il connaissait le mieux : la restauration. Il a étudié à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie à Montréal. Par la suite, il a poursuivi en gestion administrative et en gestion alimentaire.
Ne voulant pas travailler sept jours sur sept, il a opté pour le Marché Végétarien où il s'occupait du prêt à manger, des budgets et de la division des recettes. Alors qu'il travaillait 60 heures, son corps lui a parlé et la conclusion a été « pourquoi ne pas faire des heures pour moi? ».
Au service
Pour ce qui est de Robert, il a été enfant de chœur pendant dix ans et jouait aussi de l'orgue. Il allait même faire des prestations au Pavillon Lussier à Marieville lors de réceptions. Cet endroit qui pouvait accueillir jusqu'à 1000 personnes le fascinait. « Un jour, cette salle de réception sera à moi », avait dit Robert lorsqu'il était jeune.
Quand il est déménagé à Sherbrooke, pour y entreprendre ses études, il a découvert l'antiquité. Une autre passion venait de s'ajouter à celle qu'il avait déjà pour la musique, la cuisine et l'horticulture.
Pour les études, Robert avait longtemps hésité entre la musique et la relation d'aide. Il a opté pour le dernier choix en se dirigeant en psychologie. Il a fait son BAC et sa maîtrise à l'Université de Sherbrooke.
En même temps, Robert avait toujours un rêve qu'il caressait. Il voulait une maison où il pourrait y recevoir des gens.
Un repas marquant
Ayant entendu parler du restaurant et Bed and breakfast La Maison de mon village, Paul et Robert ont décidé d'aller y déguster un repas. Ils sont tombés en amour avec cette maison centenaire. Comme par hasard, elle était à vendre. Et voilà le rêve de Robert qui pouvait enfin se réaliser!
Avec sa décision de travailler pour lui un jour, Paul est sauté dans le projet et en août 2008, la transaction était faite. Ce n'est que quelques mois plus tard, qu'officiellement, Le Joyau Ancestral ouvrait ses portes.
Le début de l'aventure
La maison avait naturellement besoin d'un peu de rafraîchissement. Tout en voulant conserver le cachet d'antan, les propriétaires ont décidé de refaire tout l'extérieur de la maison étape par étape.
Tout cela en plus de travailler chacun de leur côté à temps plein. Paul est aujourd'hui conseiller aux ventes et développe les projets à la Légumerie à Cookshire. Et Robert, quant à lui, est psychologue à l'Université de Sherbrooke.
Pour le moment, Le Joyau Ancestral est ouvert les week-ends autant pour l'hébergement que pour une expérience culinaire. Un repas cinq services est offert de même qu'un déjeuner dominical le dimanche.
Il est évident que, d'ici quelques années, les propriétaires espèrent grandement pouvoir travailler à temps plein dans leur gîte gastronomique.
Pour vous donner un avant-goût de la beauté de cet endroit, allez visiter leur site Internet http://www.joyauancestral.com/. Mais rien de mieux qu'une visite pour apprécier la fine cuisine servie avec un sourire et surtout dans une ambiance chaleureuse et intimiste.