Au CSSS-IUGS, la recherche et la formation ne se passent pas uniquement dans les laboratoires et les salles de classe. Avec l'aide de ses partenaires, l'établissement forme les futurs professionnels de la santé et des services sociaux et travaille à améliorer la santé et le bien-être de la population. En plus des laboratoires, les lieux de travail des 80 chercheurs que compte l'établissement vont du chevet d'un patient aux organismes communautaires en passant par les salles d'examens des médecins et infirmières, la présence dans les quartiers et parfois même dans les rues de Sherbrooke pour des projets spécifiques.
Pour permettre ainsi le rapprochement entre la population et des recherches de qualité universitaire, ainsi que pour former la relève dont le Québec a grandement besoin, le CSSS-IUGS a établi des partenariats avec six facultés de l'Université de Sherbrooke : médecine et sciences de la santé, lettres et sciences humaines, éducation physique et sportive, administration, éducation et génie.
Les deux établissements ont renouvelé leur engagement en signant, jeudi dernier, un contrat d'affiliation d'une durée de cinq ans. Bien que l'Université de Sherbrooke paraphe de telles ententes d'affiliation avec les différentes composantes du CSSS-IUGS depuis 12 ans, il s'agit du tout premier contrat depuis le regroupement, en 2005, des anciens CLSC de Sherbrooke et Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke.
Le CSSS-IUGS est en effet le seul des 95 centres de santé et de services sociaux du Québec à avoir une double désignation universitaire. Il est un des six centres affiliés universitaires et un des deux instituts universitaires de gériatrie. Des désignations importantes qui ne pourraient être possibles sans le partenariat avec l'Université de Sherbrooke.
« La signature du contrat marque une nouvelle étape dans notre partenariat, et ce, à plusieurs égards. Elle permet notamment de réaffirmer l'engagement de l'Université de Sherbrooke à contribuer à l'amélioration de la santé et du bien-être de la population sherbrookoise et du Québec. Tous les jours, des professeurs et des étudiants de l'Université de Sherbrooke contribuent directement aux soins de santé et aux services sociaux offerts au CSSS-IUGS », a souligné la rectrice Luce Samoisette.
Ensemble, les deux établissements concentrent leurs activités dans 12 domaines variés tels que la gériatrie, la médecine de famille, le service social, la psychologie, l'éducation et les soins infirmiers.
« La population ne s'étonne pas que nous entretenions des liens étroits avec la Faculté de médecine et des sciences de la santé, puisque nous accueillons l'Unité de médecine de famille.
Elle est toutefois généralement plus surprise que nous comptions également sur l'apport de cinq autres facultés », a expliqué le directeur général du CSSS-IUGS, Carol Fillion, en rappelant que la santé et le bien-être des Québécois, c'est l'affaire aussi des professeurs et des étudiants en sciences humaines et sociales, en administration, en éducation physique et en génie.
Éducation physique et génie
Par ailleurs, le CSSS-IUGS a profité de la signature de ce contrat d'affiliation pour présenter sa toute nouvelle Unité métabolique, utilisée par cinq des 34 chercheurs actifs du Centre. La nouvelle unité a été présentée par Isabelle Dionne, chercheuse au Centre de recherche et vice doyenne à la recherche et aux études supérieures de la Faculté d'éducation physique et sportive.
Cette unité métabolique a pu être construite à la suite des travaux d'agrandissement de l'Hôpital et centre d'hébergement D'Youville; elle comprend plusieurs chambres de tests sur les dépenses énergétiques ainsi que sur la dépense en protéines, en graisses et en sucres au repos comme en pleine exercice. Elle sert notamment pour des recherches dans le domaine de la nutrition et de l'exercice physique.
La chercheuse et professeure en génie, Cécile Smeesters, a également présenté les activités du Laboratoire de biomécanique du mouvement, lui aussi installé dans les locaux du Centre de recherche sur le vieillissement à l'Hôpital et centre d'hébergement D'Youville. Les travaux effectués dans ce laboratoire, outillé d'instruments de très haute technologie, permettent notamment d'améliorer les approches en prévention et en réadaptation grâce à des analyses en profondeur des mouvements corporels.
Source: Annie-Andrée Émond, conseillère en communication- CSSS-IUGS