De Lilliput, puis à Brobdinague, en passant par la Lapoussie et l'île de Gloubdrobride, pour finalement amerrir chez les Houillmnes et les Yahous, c'est une aventure des plus palpitantes que propose Le Petit Théâtre de Sherbrooke à son public de 9 ans et plus ; un voyage extraordinaire au coeur du monde fantastique créé par le célèbre auteur Jonathan Swift. Que ceux et celles qui ont le vent dans les voiles se tiennent prêts, l'équipage des Voyages de Gulliver lèvera l'ancre les vendredis 27 janvier et 3 février à 19 h 30 et les samedis 28 janvier à 19 h 30 et 4 février à 14 h au théâtre Granada.
Les voyages
Bellement traduit et adapté par Michel Garneau, Swift nous fait le récit, en quatre parties, des « Voyages en plusieurs lointaines contrées du monde » qu'un dénommé Lemuel Gulliver aurait faits au début du XVIIIe siècle.
Qu'ils soient tout petits ou immensément grands, d'une savante délicatesse ou d'une ignorance crasse, les humains étant ce qu'ils sont, c'est dans le monde animal que notre aventurier découvrira, par hasard, ce qu'il considère une communauté idéale.
Un périple théâtral où la musique, les marionnettes et les objets sont mis au service de l'imaginaire débridé de Swift pour évoquer les pérégrinations d'un aventurier sur les mers du monde.
La création
Les Voyages de Gulliver s'inscrit dans la continuité de la recherche amorcée avec L'épopée de Gilgamesh en 2004 et La tempête en 2007, où la force évocatrice de la musique et celle des ombres, de la lumière et des marionnettes s'allient à une pratique plus traditionnelle du théâtre dans le but d'offrir un grand texte de la littérature universelle au jeune public.
Pour porter à la scène l'imaginaire de Jonathan Swift, et son humour critique et généreux, la metteure en scène Isabelle Cauchy a fait appel à six fidèles collaborateurs : Laurier Rajotte à la musique, Marcelle Hudon à la scénographie et aux marionnettes, Louis Hudon aux costumes et aux marionnettes, Thomas Godefroid aux éclairages et Sylvain Hétu et Denys Lefebvre à l'interprétation et à la manipulation.
Pendant plus de deux ans, ces artistes ont participé à des travaux exploratoires afin de s'approprier le texte et le rendre le plus accessible possible au jeune public. Une belle aventure au coeur de laquelle ils ont travaillé, tout comme Swift, à relier l'imagination à l'observation lucide de ce qui nous entoure.
Un spectacle où l'imagination ne sert pas à s'évader, mais bien à voir le réel. À y voir plus clair en nous et autour de nous ... !
Source : Élyse Bruneau, agente de communication