Le gala de l'ADISQ a couronné à deux reprises la chanson On va s'aimer encore du Sherbrookois Vincent Vallières. Un Félix pour le vidéoclip de l'année, dans lequel le chanteur nous présente sa famille et ses amis et un autre pour la chanson populaire de l'année, choisie par le public québécois. Nous avons échangé avec Vincent au lendemain du gala de dimanche. Il était de retour chez lui, où son voisinage a gentiment souligné sa victoire. À Magog, à la maison, c'était le retour à la vraie vie avec sa blonde et ses enfants après une belle soirée à l'ADISQ. «C'est difficile pour moi de dire comment je me sentais à l'approche du gala. J'étais très content d'y assister. J'aime cette soirée qui permet de retrouver les amis qui font aussi de la chanson. Que tu gagnes ou perds, en nomination ou pas, l'important c'est de renouer avec les chanteurs et de passer un bon moment.»
L'ADISQ a fait place aux nouveaux venus de la chanson d'ici et a aussi permis aux artistes bien établis de donner de solides performances pendant la soirée. «C'est important d'offrir un tableau qui regroupe les différentes tendances musicales au Québec. Nous avons un milieu riche qui propose une grande variété. En plus, l'animateur Louis-José Houde aime la musique et cela se sent. C'était vraiment une belle soirée.» Soulignons que Vincent est aussi monté sur scène pour une statuette remise au collectif Douze hommes rapaillés.
On va s'aimer encore est rapidement devenu un classique de la chanson québécoise. Un hymne à l'amour qui touche des milliers de gens. Vincent Vallières nous avait avoué cet été qu'il aimait particulièrement cette pièce et qu'il ne pensait pas en écrire une autre aussi forte. «Je l'ai mentionné souvent, cette chanson est très personnelle et je ne croyais pas à son potentiel commercial! Je suis agréablement surpris. Je savais en l'écrivant qu'elle allait toucher mon entourage, mais de là à croire que le Québec aurait aussi un coup de cœur, c'est un beau cadeau. Elle m'amène au-delà de mes rêves et de mes espérances. Écrire une chanson c'est quelque chose de mystérieux... On va s'aimer encore est allée à la rencontre des gens, au bon moment, elle fait du bien.» Le chanteur savoure ces moments de gloire et ne cherche pas d'explication.
S'accrocher à ses rêves
Vincent Vallières a fait ses études en enseignement à Sherbrooke. Il n'a pas joué au prof très souvent, sa carrière de chanteur a rapidement envahi son quotidien. «Le plus important dans la vie, c'est d'avoir de projets et une passion. J'ai eu la chance de découvrir rapidement ma passion pour la chanson et l'écriture. Ce n'est jamais difficile de me lever le matin et de faire ce métier. C'est fabuleux ce qui m'habite depuis déjà de nombreuses années. Je souhaite à tous de trouver une passion et de profiter de toutes les étapes qui s'offrent à nous. Je suis très reconnaissant envers les gens de la région de l'Estrie qui ont toujours été là pour m'accompagner dans cette aventure.»
Vincent Vallières poursuit sa tournée et s'attardera au prochain album entre deux concerts. Cet hiver, il sera au Boquébière et au Vieux clocher de Magog. Pour plus d'info, consultez le http://www.vincentvallieres.com/.