La Maison des arts et de la culture de Brompton présente du 18 juin au 28 août une exposition du photographe estrien André Roy. Perspectives icariennes et autres effleurements de surfaces propose une série de photographies paysagères. Vous êtes invités au vernissage de l'exposition le samedi 18 juin, 14h.
Comportant une vingtaine d'épreuves photographiques, l'exposition présente des prises en plongée d'environnements façonnés par l'humain tels que des champs, des terrains de golf, des cultures maraîchères et horticoles, ainsi que des marais sillonnés de sentiers ou encore traversés par des chemins de fer. La perspective en plongée porte écho aux nouvelles technologies de communication et de surveillance (images satellites) réorientées vers un usage populaire (Google Earth), et leur effet sur la composition paysagère. Les photographies d'André Roy morcellent le territoire en une myriade de compositions rendues quasi abstraites par leur incomplétude. Cette série de photographies nous offre un regard partiel du monde, de même qu'une propension à « picturaliser » le terrain jusqu'à lui attribuer un sens esthétique vaguement évocateur de la Colour Field Painting.
La pratique photographique pour André Roy est un moyen de communiquer sa vision du monde. Au fil des ans, sa pratique s'est transformée. Tout d'abord, avec l'arrivée de l'appareil numérique, qui a démocratisé le travail à accomplir après la prise de vue et, ensuite, au contact de La Traversée - Atelier québécois de géopoétique, dont il est membre. Dans l'esprit géopoétique, le rapport de l'être humain à la terre et à la création repose sur la réflexion et le partage, la création et la diffusion. Si la représentation humaine n'est pas au centre de ses photographies, l'humain n'en ai pas moins présent, puisque le paysage, qui y est présenté, est façonné par l'homme. La touche finale est donnée par l'artiste, qui à son tour, façonne la photographie à l'aide des nouvelles technologies.
Gentiane Bélanger est chargée de cours à l'Université de Sherbrooke et elle complète présentement des études doctorales à l'UQÀM. Ses intérêts de recherche se situent au confluent de la théorie des arts et de la philosophie environnementale. Elle est membre du comité éditorial de la revue ETC, et elle siège au conseil d'administration du Centre en art actuel Sporobole.
Source : Josianne Bolduc, directrice, Maison des arts et de la culture de Brompton