Été 1969, période de grande liberté et de rêve. L'homme va marcher sur la lune, le festival de Woodstock se prépare, les femmes se libèrent et les hommes aiment les femmes! Le réalisateur Richard Roy est allé plonger dans ses souvenirs d'enfance pour écrire le scénario de Frisson des collines. Nous suivons un garçon de 12 ans qui habite un petit village. Il est entouré de sa famille et de ses amis. Son rêve : Aller voir Jimi Hendrix à Woodstock. Son père, un homme doux et aimant, lui fait cette promesse. La vie simple et joyeuse de Frisson bascule, son père décède subitement. L'été 69 sera celui des désillusions, de l'amour et de l'amitié. Frisson deviendra un homme.
Ce long métrage met en vedette des acteurs de grand talent. Antoine Bertrand, Guillaume Lemay-Thivierge, Anick Lemay, Paul Doucet, Geneviève Brouillette et pour une première fois à l'écran, le jeune Antoine Olivier Pilon. Ce jeune acteur est une révélation. Son naturel et sa belle sensibilité crèvent l'écran. «J'ai adoré le tournage. C'était des grosses journées. Je me suis senti épaulé par les acteurs et j'ai suivi mon instinct. Pour y arriver, j'ai passé trois auditions et l'équipe m'a choisi parmi 1500 jeunes. J'étais vraiment fier! Je pense que j'ai eu le rôle parce que j'ai été capable de me laisser aller et de foncer dans l'histoire et dans ce que le personnage avait à offrir.»
Avec Les Bougons, C.A et Les enfants de la télé, Antoine Bertrand profite d'une grande popularité. Le public l'a adopté et les gens du milieu aussi. «Je suis vraiment content. Depuis mes débuts, je n'ai jamais manqué de travail. À chaque semaine je me fais arrêter dans la rue et les gens sont extrêmement gentils. Je suis privilégié et échanger avec le public c'est un plaisir immense! Je tente de mériter cet amour tous les jours en étant rigoureux et en travaillant avec cœur dans tous mes projets.» Dans Frisson des collines, Antoine Bertrand interprète Burger, un bon vivant, un peu simpliste! «Burger, est un homme heureux pour qui la vie est toute simple. Chaque village a son Burger! C'est le gars qui ne sortira jamais du village, celui que tout le monde connaît mais qui n'est l'ami de personne. Il est l'fun quelques minutes et après cela devient plus lourd.» Encore une fois, le spectateur sourira aux apparitions d'Antoine Bertrand.
Une autre époque, une grande liberté
La fin des années 60 est une période riche en anecdotes. C'était l'époque où tout était permis. Les lois étaient quasi absentes et le rêve prenait le dessus sur la réalité. Paul Doucet, le doc dans Frisson des collines, aime cette liberté. «Il fait chaud dans ce film, c'est calme. C'est la folie douce d'une autre période. Il y a plusieurs scènes du film qui ne passeraient plus aujourd'hui. Faire de la moto sans casque, boire de la bière en conduisant, s'amuser avec des carabines à plombs : Danger! J'aime cette espèce de permission, de laisser-aller. J'aime aussi l'amour qui se dégage du film. À la suite du décès de son père, Frisson n'est pas seul. Les adultes l'entourent et le soutiennent. Ça fait du bien de voir tout la simplicité de la vie et le contact sincère entre les personnages.»
Frisson des collines, un film qui fait du bien. Pour oublier la réalité d'aujourd'hui et plonger dans une époque où tout était possible.