Dans le cadre de l'Agenda 21, la Chambre de commerce de Sherbrooke, en partenariat avec la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et le ministère de la culture, des communications et de la condition féminine, a organisé, la semaine dernière, une table de concertation sur l'importance et la place de la culture dans le développement durable. Dans le cadre de cette démarche, la FCCQ entend consulter les gens d'affaires du Québec sur l'influence de la culture dans le développement social, économique et territorial ainsi que sur les actions que devraient prendre les entreprises afin de tisser des liens plus serrés entre la culture et l'économie pour améliorer le développement de la société.
Trois questions ont été posées relativement à l'impact que la culture peut avoir sur l'économie régionale. Il est important de réaliser que la culture joue un rôle très important au niveau économique, notamment dans le domaine du tourisme. La culture est présente dans notre société, mais trop souvent prise pour acquise. La culture est souvent un acteur majeur du rayonnement économique d'une région.
La deuxième question portait sur la perception de la culture, à savoir si nous devons la voir comme un des piliers principaux du développement durable ou plutôt comme transversale aux différentes sphères de la société. Il a été dit que nous devrions, pour identifier la culture, en premier lieu, la nommer, la reconnaître. Cependant, il faudrait aussi faire attention de ne pas l'isoler, la mettre à part, car nous gagnerions assurément à favoriser le maillage entre la culture, l'environnement, et l'économie.
Dans la troisième question, les invités ont révélé leurs préoccupations, et leurs suggestions, afin de mieux intégrer la culture dans les entreprises. Premièrement, on a proposé un changement de vision, autant pour les gens du milieu culturel, que pour les gens d'affaires. Il faudrait voir la culture comme partie intégrante de la société, afin que tous l'estime à sa juste valeur. De plus, pour mieux la connaître, il serait de mise de la documenter, voire la répertorier. Il a été également suggéré de faire changer les perceptions et favoriser l'intégration de la culture dès le jeune âge. De sorte que de protéger la culture devienne plutôt une habitude, au même titre que sont devenus nos réflexes à protéger l'environnement. Nous devrions aussi octroyer une place à la culture dans divers comités municipaux, et conseils d'administration, afin d'enrichir les échanges et continuer d'évoluer, et d'innover.
En bref, étaient présents plusieurs gens d'affaires, et représentants du milieu de la culture, qui ont finalement conclu que la culture occupe une place trop petite dans notre société, et qu'une alliance entre le monde culturel et le monde des affaires serait bénéfique pour tous.
Les informations recueillis lors des tables de concertation partout dans la province, et des actes seront rédigés par la Chambre de commerce de Québec. Ceux-ci permettront de dégager les grandes lignes de ces discussions et ainsi préparer le contenu du Forum national prévu au printemps 2011.
Source : Carolyne Mongeau Chambre de commerce de Sherbrooke