Armé du répertoire riche en couleurs de Tom Waits, L'Orchestre d'Hommes-Orchestres propose un événement digne d'un spectacle de foire ou d'un cirque musical. Cet orchestre d'affairés se joue des compositions de Waits en utilisant près de 100 objets et instruments inventés sur scène qu'ils martèlent et caressent au coeur de tableaux vivants déraillés. Le groupe sera en prestation le 3 février prochain, 20 h, au Théâtre Granada.
Livrant un puissant hommage à l'univers de Tom Waits, les joueurs demeurent fidèles à son oeuvre, mais en font aussi un terrain de jeu pour tous. Revisitant les arrangements et mélangeant les styles, les quatre multi-instrumentistes délirants de ce collectif coqueluche de la ville de Québec jouent l'un devant l'autre, l'un pardessus l'autre, s'échangent les instruments et les voix, se mettent les doigts entre les cordes, les bâtons dans les roues, la corde au cou.
Avec...
Bruno Bouchard : voix, homme-orchestre, guitare, valise, spaghetti, violon...
Jasmin Cloutier : voix, guitare, banjo, mégaphone, bottes...
Simon Drouin : voix, harmonica, scie musicale, ciseaux, gants de boxe....
Simon Elmaleh : voix, basse électrique, marteaux, landeau....
Et leurs invités... Les New Cackle Sisters
Gabrielle Bouthiller et Danya Ortman : voix, théières, mouchoirs....
Lorsqu'ils ont fondé l'Orchestre d'Hommes-Orchestres, à Québec en 2002, Bruno Bouchard, Jasmin Cloutier, Simon Drouin et Simon Elmaleh ne savaient pas qu'ils lançaient les bases d'un véritable chantier des arts du spectacle (musique, performance, théâtre de rue, interventions urbaines). Projet musical à l'origine, l'Orchestre d'Hommes-Orchestres s'est rapidement métamorphosé en atelier de bricolage interdisciplinaire.
Gravitant autour du personnage de l'homme-orchestre (homme à tout faire, sans talent particulier, capable de tout faire en même temps), le collectif touche à tout, sans pour autant posséder les expertises attendues ou les connaissances préalables. Il lui faut donc partir à la recherche de solutions hors-pistes, réinventer ailleurs la virtuosité. En s'approchant ainsi du bricolage, le collectif s'éloigne de l'uniformité et de la standardisation. Il s'agit, en quelque sorte, d'un plaidoyer en faveur de la débrouillardise et de l'intelligence. C'est aussi une réconciliation espérée entre art actuel et culture populaire.
Le premier assemblage du collectif, créé en 2002 à partir du répertoire de Tom Waits, continue de susciter un engouement généralisé. On dit d'eux qu'«ils font de la musique qui se voit». Pour plus de détails : http://www.lodho.com/ ou www.theatregranada.com/l-orchestre-d-hommes-orchestres. Billets en vente au Théâtre Granada au 819-565-5656.
Source : Gaëtane Roy