Il y a 20 ans, la bibliothèque municipale Éva-Senécal, située au 450, rue Marquette, ouvrait ses portes à la population. Cet événement allait marquer le début d'une toute nouvelle ère pour ce service municipal dont les origines remontent aussi loin qu'en 1868!
Le 22 décembre 1990, la Ville de Sherbrooke inaugurait donc sa nouvelle bibliothèque municipale, tout en profitant de cet événement pour la renommer du nom d'une pionnière du milieu littéraire estrien, Éva Senécal, poète, romancière et journaliste née en 1905 et décédée en 1988.
Construite sur le site de l'ancienne caserne du Service des incendies de Sherbrooke, la nouvelle bibliothèque a beaucoup gagné en superficie et a pu en profiter pour bonifier son offre de services : postes d'écoute pour la musique, postes de visionnement de vidéocassettes, laboratoires de langues, liseuse de microfilms, collections de jeux et de cassettes audio, salles de travail, machines à dactylographier et salles d'animation!
Le succès de la bibliothèque municipale Éva-Senécal est tel qu'un mois après son ouverture, le nombre de ses visiteurs double et ses abonnements grimpent de 30 %. Aujourd'hui, entre 300 000 et 400 000 personnes franchissent ses portes annuellement afin de faire de la consultation sur place, participer à des activités et procéder à plus de 750 000 prêts par an!
D'une innovation à l'autre
En ouvrant ses portes à la toute fin du 20e siècle, la bibliothèque municipale Éva-Senécal a littéralement été transformée par les changements technologiques rapides des dernières années.
En 1994, elle devient la première bibliothèque publique du Québec à posséder son propre site Internet. L'accès informatique au catalogue disponible sur place dès l'année suivante mettra aussi un terme aux laborieuses recherches dans les fameux tiroirs à fiches!
L'informatisation puis l'arrivée d'Internet (1996) apporteront de nombreux autres changements : service de référence à distance, accès à l'Encyclopédie Universalis et à différentes ressources électroniques (Repère, Eureka.cc), renouvellement de prêts par Internet à partir de la maison, etc.
La toute dernière innovation, sinon la plus imminente, est la mise en commun des catalogues de la bibliothèque municipale Éva-Senécal et de la bibliothèque du secteur de Rock Forest donnant un accès simultané lors des recherches aux contenus des deux collections.
Rappel historique
Mentionnons qu'il y a eu non pas « une » mais « des » bibliothèques dans l'ancienne Ville de Sherbrooke et celles-ci furent d'abord destinées à la population anglophone.
Ce sera d'abord M. Daniel Thomas Junior qui installera, en 1868, une salle de lecture au Bureau d'enregistrement, soit dans l'ancien édifice des postes, situé au 165, rue Bank. Puis, en 1876, une salle de lecture est inaugurée où les usagers devaient débourser 3 $ par année pour y avoir accès.
En 1883, Samuel Foote Morey ouvre à ses frais une salle de jeux et de lecture gratuite qui devient, quatre ans plus tard, la Sherbrooke Library et s'installe au carré Strathcona.
La première bibliothèque francophone de Sherbrooke sera fondée par le conseil municipal de la Ville de Sherbrooke en 1918. Il s'agit toutefois d'une bibliothèque nationale. Elle se situera d'abord au 83, rue Marquette puis, en 1938, elle emménagera dans l'édifice de l'hôtel de ville, rue King.
La municipalisation de la bibliothèque viendra en 1954. Elle prendra alors le nom de bibliothèque municipale publique de Sherbrooke et, en 1956, elle emménagera dans... l'ancien édifice des postes, rue Bank! En 1973, la Sherbrooke Library et la bibliothèque municipale fusionnent.
La bibliothèque municipale Éva-Senécal, qui a donc pris le relais à partir de 1990, désire profiter de son 20e anniversaire pour inviter toute la population à venir explorer les formidables collections et ressources qu'elle continue de bonifier chaque année pour le bénéfice de tous les Sherbrookois et Sherbrookoises. Ils remarqueront alors qu'elle a aussi profité de ses vingt ans pour rajeunir son identité visuelle (voir en pièce jointe), afin qu'elle évoque davantage la réalité des années 2000.
Source : Service des communications