À Sherbrooke, c'est un enfant sur quatre qui éprouve des problèmes avec l'obésité. Afin de contrer cette statistique et assurer aux jeunes Sherbrookois âgés entre 4 et 17 ans un mode de vie sain, l'Alliance sherbrookoise pour des jeunes en santé a dressé le portrait de la situation.
Grâce aux constats qui ont été effectués et diffusés ce jeudi, les organismes dédiés aux jeunes pourront ajuster leurs services.
Puisque la santé passe autant par l'alimentation que par la pratique d'activités sportives, ce sont des intervenants de tous les milieux qui se sont concertés. « Nous ne voulions pas que le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) porte seul la responsabilité de la santé des jeunes », explique Michel Vachon, membre du conseil d'administration au CSSS-IUGS.
Le rapport détaillé et exhaustif comprend plus de 200 pages. Une version abrégée et simplifiée est cependant disponible où les bons points sont mis en valeur et ceux à travailler sont pointés du doigt. Autant les secteurs scolaires, sociaux et personnels sont considérés.
« Ces constats nous interpellent à l'action : nous devons maintenant agir ensemble, avec les bonnes stratégies à déployer afin de favoriser l'adoption et le maintien de saines habitudes de vie chez les jeunes », déclare pour sa part le président de l'Alliance, Michel Bernard.
Les constats nutritionnels
Au niveau scolaire, la CSRS affirme que presque tous les repas offerts dans ses établissements comprennent les quatre groupes alimentaires. « Nous avons même appliqué ce principe dans nos bureaux », affirme le président Gilles Boudrias en ajoutant que désormais, lors de commandes à livrer, les choix sont santé. « Nous ne commandons plus de poulet rôti avec frites. Nous choisissons plutôt des salades. »
Toutefois, au niveau personnel, on remarque que de plus en plus d'adolescents omettent de déjeuner. De plus, on mentionne que la moitié des filles interrogées avouaient avoir tenté de perdre du poids durant les six mois précédant l'enquête tandis que la moitié des garçons avaient quant à eux tenté d'en prendre.
« C'est difficile pour les jeunes de choisir de saines habitudes quand l'offre des restaurants rapides est si forte », soutient M. Boudrias.
Par ailleurs, malgré le virage santé, le rapport stipule que les services alimentaires de certaines écoles utilisent encore des mauvais gras comme le shortening pour la cuisson des aliments.
Le sport pour les garçons
Selon l'étude, l'offre d'activités sportives serait avantageuse pour les garçons. En effet, on constate que pour les filles, parmi les cinq activités les plus populaires, seule la danse correspond au goût des demoiselles.
Sinon, 93 % des établissements scolaires ont une entente pour le prêt ou l'utilisation d'installations sportives. Le bémol vient du fait que la moitié de ces endroits ne demandent pas de qualifications particulières quant à l'embauche du personnel.
Passer à l'action
Maintenant que les constats sont faits, l'Alliance sherbrookoise pour des jeunes en santé prévoit élaborer un plan d'action au courant des prochains mois. Chacun des intervenants pourra mettre en place ses stratégies à l'interne.
À la CSRS, M. Boudrias ne peut affirmer à quel moment le plan sera déployé, mais espère que ce sera « le plus rapidement possible ».
Quant à Marc Latendresse, directeur du Service des sports, de la culture et de la vie communautaire pour la Ville de Sherbrooke, il mentionne que le plan d'action aura l'avantage d'être basé sur « des données crédibles ».
L'Alliance sherbrookoise pour des jeunes en santé regroupe la Commissions scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), la Ville de Sherbrooke, le Centre de santé et de services sociaux- Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS- IUGS), Québec en forme ainsi que l'agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie.
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