Des ouvriers spécialisés travaillant dans le secteur public
des réseaux de l'éducation ou de la santé et des services
sociaux ont manifesté mercredi midi à Sherbrooke devant les bureaux
du ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert.
Ils demandent, entre autres, des correctifs salariaux afin de combler
le retard grandissant entre les salaires des secteurs public et
privé. Par exemple, un électricien gagne en moyenne 22 $ l'heure
dans le secteur public, alors que le salaire moyen au privé se situe
à 33 $. Pour les menuisiers, les machinistes et les mécaniciens, les
salaires du secteur public accusent également un retard de 11 $
l'heure comparativement au privé.
Ce gouffre salarial est responsable, selon les syndicats, de la
pénurie actuelle de main d'œuvre dans les institutions publiques.
Selon les représentants syndicaux, la pénurie des ouvriers
spécialisés coûte plus cher à l'État que d'augmenter les salaires, car le Conseil du trésor contraint les établissements à la
sous-traitance. Augmenter les salaires des ouvriers spécialisés
ferait donc épargner de l'argent aux contribuables.
Un groupe de travail a été formé en 2010-2011, avec la collaboration
de la partie patronale, afin de trouver des solutions. Des
rencontres de travail ont eu lieu les 11 mars, 17 avril et 2 mai
derniers. Après la dernière rencontre, le comité n'a pas été en
mesure d'émettre de recommandations conjointes.