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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 3 septembre 2012

Le bien personnel et le bien commun



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L'état. Comment doit-on gérer ça, un état?

Comme un business, diront certains. Plusieurs ont été élus, au fil des ans, parce qu'ils allaient mettre de l'ordre dans la shop, le magasin, le business. Le privé, c'est mieux géré. Plus efficace. Moins de fonctionnaires, plus de fonctionnement.

Pour moi, le précédent paragraphe ne tient pas vraiment la route. L'état n'est pas une entreprise, un business. Et ne doit pas l'être. Si l'état devient un business, ça voudra dire que le bien personnel passera avant le bien commun. Ça voudra dire que les critères de performance de chaque poste budgétaire seront liés à l'économie d'argent. Dans ce contexte, il y aura des perdants. Ce qui est contre le bien commun.

Un service public a, cela dit, un devoir d'efficacité. Et sa performance doit se mesurer à deux choses, à la base : sa capacité à offrir un service de qualité à tous, d'une part, et dans la nécessité de gérer efficacement les deniers publics.

Par exemple, promettre un médecin de famille par personne d'ici un an en demandant plus à chaque médecin et en le payant plus, ça relève de la fantaisie. Forcer un médecin à mettre 300 ou 400 patients de plus sur sa liste, c'est facile. Le payer plus en retour, c'est facile. Mais, déjà, pour avoir un rendez-vous chez son médecin (quand on en a un...), ça prend quelques mois. Ajoutez 30 à 40 % de plus de patients, ça ne prendra pas moins longtemps, quand même! Alors, quand la CAQ dit que le fait que chacun ait son médecin de famille va désengorger les urgences, je me dis qu'on est en train de me remplir... Appliquer une formule mathématique pour régler un problème humain et structurel, c'est de la bouillie pour les chats. Le résultat à court terme sera la prolifération du privé en santé. Ça veut dire que le plus riche a un service prioritaire. Donc, que le bien personnel passe avant le bien commun.

Que le plus riche passe avant les autres à la Ronde parce qu'il a acheté un laissez-passer prioritaire qui l'exempte de la file d'attente, c'est une chose. Mais en santé, c'en est une autre...

Pour moi, l'éducation, ça relève aussi du bien commun. C'est pourquoi je m'oppose à l'augmentation massive imposée par le gouvernement Charest. Je n'irais pas jusqu'à la gratuité scolaire, mais je rejette

le choix de M.Charest et de M. Legault. Je crois qu'on a les moyens, collectivement de se donner un système d'éducation efficace et accessible à tous. Le gouvernement cherche, d'ici sept ans, environ 300 millions de dollars de plus par année. « On a besoin de cet argent et celui-ci ne pousse pas dans les arbres », nous dit-on. Je veux bien, mais...

Comme les chiffres sont trop gros pour qu'on ait une idée de ce que ça représente, je propose l'exercice suivant : ramener l'équation à une expression plus simple et accessible : le gouvernement dépense environ 70 milliards par année, C'est son budget. Il cherche 300 millions de dollars neufs. Milliards, millions, c'est gros pour se faire une idée. Alors, voici :

70 milliards, c'est        70 000 000 000

300 millions, c'est :          300 000 000

Pour illustrer ce que représentent 300 millions sur 70 milliards, enlevons des zéros. Réduisons l'équation à une forme plus simple : 

70 000 000 000

     300 000 000

    Résultat :    7 000

                          30

Cela équivaut, en proportion, à demander d'économiser 30 $ sur un budget total de 7 000 $. Subitement, ça devient plus accessible. Alors, qu'on fasse des devoirs sérieux, du côté du gouvernement, avant de me dire que l'augmentation massive est nécessaire pour que nos écoles soient de meilleure qualité.

Autrement dit : vérifiez l'efficacité de toute la structure et mettez le bien commun comme notion de base. Je suis sûr que ce ne sont pas 300 millions par année qu'on va trouver, mais pas mal plus. Et tout ça, sans alourdir (encore plus) la structure actuelle des prêts et bourses.

Le gouvernement actuel peine à me convaincre que la solution passe encore par l'ajout de taxes. Juste cette année, on paie un point de plus de TVQ, un sou de plus (en taxe) sur l'essence, et 200 $, individuellement, pour cette nouvelle taxe santé (qu'on gagne 35 000 $ par année ou 350 000 $, c'est pareil).

Mettre le bien commun avant le bien personnel, c'est gérer l'état comme un état. Pas comme un commerce. Tout ça ne relève pas du communisme ou du socialisme dur (comme on me l'a dit, hier...).

Un principe de base: que l'argent public serve à tout le public et que le privé prenne sa place de commerçant. Loin de l'état. Très loin de l'état, je dirais.

Clin d'oeil de la semaine :

En santé comme en éducation, M. Legault se fait magicien. M. Charest s'apparente plus à Messmer...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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