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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 6 février 2012

Assez de corde pour se pendre


6 février 2012

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Mélangez bien tous les ingrédients et voilà, le tour est joué, vous avez une choucroute dans laquelle quiconque peut s'empêtrer...

Le meilleur et le pire se mélangent, ces années-ci, comme ce n'est pas possible. Voilà le signe évident d'une société qui cherche des repères. Qui veut se redéfinir. Qui constate que son modèle économique est ébranlé. Qui souhaite faire des changements.

Le meilleur, je le crois bien, c'est ce verdict de culpabilité au procès des Shafia. Nous sommes dans une société de droit. Nous avons choisi cette avenue lorsque nous avons, collectivement, sorti l'église des décisions de l'État.

Cela est juste et bon.

Dans une société où se côtoient diverses cultures, il ne pourrait en être autrement. Ce qui me rassure, ce sont toutes ces voix qui se sont fait entendre à la suite du verdict lourd. Le crime d'honneur n'est pas une option, ont dit et écrit les représentants religieux musulmans. Ce qui me rassure aussi, c'est que tout ce procès n'a pas été fait à légère. Nous avons investi ce qu'il fallait pour en arriver à une conclusion étoffée et documentée.

L'air de rien, je viens de glisser le nerf de la guerre dans ma dernière phrase : « nous avons investi... » J'aurais pu dire dépensé. C'est le mot à la mode pour passer nos colères et frustrations.

Une société organisée et digne de ce nom se doit d'assumer ses gestes. Même si ça coûte cher. C'est une question d'équilibre. Je m'inquiète quand j'entends « Ils auraient dû les pendre ». « Qu'ils retournent donc chez eux ». « Un crime de même, c'est la chaise électrique, c'est tout ». Toutes ces pensées sont liées à une colère qu'il est sain d'exprimer, mais qui ne doit pas avoir force de loi pour autant.

L'État doit être au-dessus de cette mêlée. La première question qui me vient en tête? C'est qui ça, « ils », dans la phrase dans la phrase « ils auraient dû les pendre »? Les politiciens? Nos décideurs? Un juge? Vous laisseriez votre sort aux mains d'une personne ou d'un groupe sans autre préambule?

C'est là que tout se mélange, à mes yeux. Les réactions de colère sont celles de citoyens qui s'expriment . Mais l'État ne doit pas gérer en fonction des vox pop. Les gens peuvent dire ceci et son contraire d'une journée à l'autre. Le discours privé et le discours public sont deux choses bien différentes. C'est pourquoi je déteste viscéralement l'expression « on va se dire les vraies affaires ». Je me méfie comme de la peste de ces gens qui agissent comme s'ils possédaient la vérité.

Le sénateur Boisvenu a erré, cette semaine. Quand il dit qu'on devrait fournir une corde aux criminels pour qu'ils décident eux-mêmes de leur sort, il a dit publiquement, avec son chapeau de sénateur, des trucs qui ne se disent qu'en privé. Accepter d'être un personnage public comporte des responsabilités. Semer la colère ne favorise pas une récolte de solutions. Ses collègues l'ont défendu en disant qu'il est, d'abord et avant tout, une victime dans tout ça. C'est tristement vrai. Mais c'est là aussi que tout se mélange. M. Boisvenu n'est pas élu. On sent pourtant qu'il joue le rôle de ministre. Il est de toutes les tribunes, mais avec un rôle confus. Ça ne fait pas très organisé comme système. Autre question : une victime est-elle la meilleure personne pour décider de la façon de corriger le système?

Mélangez bien tous les ingrédients et voilà, le tour est joué, vous avez une choucroute dans laquelle quiconque peut s'empêtrer... 

Tout le monde dispose d'assez de corde pour se pendre. C'est vrai pour le citoyen, comme pour le politicien. C'est une image forte pour dire que chacun peut disposer de son sort, au propre et au figuré.

Pour moi, le suicide ne doit pas être une option.

Offrir la corde à l'autre ne l'est pas plus...

Clin d'oeil de la semaine

« Votre honneur, je ne l'ai pas tué, je l'ai suicidé, c'est pas pareil... »

 

 


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