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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 22 août 2011

Le thé royal



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Je me souviens de la maison de mes parents, rue Denault. Mon refuge. L'endroit où rien ne pouvait vraiment m'arriver. C'est sûr que mon père était le plus fort, mais bon... Je me souviens du parc, des journées ensoleillées, des amis avec qui je jouais à la police à vélo. Le genre de jeu qui durait des journées entières et dans lequel, étonnamment, on s'appelait tous Joe. Je me souviens des pauses pour les repas: on prenait dix minutes et, voilà, on était repartis! À l'époque, l'été, ça durait des mois et des mois. En fait, l'été était un long et palpitant passage entre deux cycles de vie scolaire. Même dans les congés de Noël, qui duraient aussi très longtemps, on pouvait jouer dans la neige immaculée chaque jour. Et de la neige, il y en avait. Pas trop froid, pas de redoux... Les conditions idéales étaient toujours réunies.

J'ai beau aligner les souvenirs dans ma tête,  ils sont tous beaux. Endimanchés. C'était le bon temps, quoi!

Quand les choses ne vont pas comme on le souhaiterait, il est très facile de se réfugier dans les souvenirs. De se dire que c'était bien mieux à l'époque, que tout était organisé, que le temps filait moins vite, qu'on n'avait pas autant de pression. Il est aussi facile d'oublier que le temps embellit les souvenirs, agissant comme un filtre qui ne garde, généralement, que les beaux moments.

Quand les choses vont moins bien, il peut même nous prendre l'envie folle de tenter de recréer tout ça, autour de soi. D'essayer de faire revivre ces temps magiques.  De prendre le modèle d'aujourd'hui et de le conjuguer au passé dans l'espoir fou de vivre en mode futur antérieur...

Pour moi, la droite américaine, dont le Tea Party, vit au futur antérieur. Donner une jambette au système économique en bloquant les législations, c'est agir avec une inconséquence démesurée. C'est vivre dans de vagues souvenirs de temps meilleurs.  Des temps où il y avait, là, au centre de la table, un plat de bonbons accessible à tous et, surtout, cette pensée magique qu'il se remplirait tout le temps par lui-même. Et quand le diabète frapperait, on trouverait bien une pilule ou une petite granule. Nous sommes Américains, non? Nous pouvons tout faire!

Le Tea Party chamboule tout autour, les yeux rivés dans un rétroviseur rose.

Chez nous, quand Stephen Harper installe une photo de la Reine dans un espace gouvernemental public, c'est la même niaiserie, à mes yeux. Quand il surprend son armée en la requalifiant de Royale, il pousse encore plus loin le ridicule. J'ai beau réfléchir aux motivations de pareil geste, je ne trouve pas. La Couronne britannique n'est plus au centre des décisions depuis des lunes. Les visites de la famille royale sont plus sympathiques qu'avant, j'en conviens, mais de là à rebaptiser notre armée! Harper aurait-il voulu se démarquer des États-Unis se collant une étiquette britannique sur le front? Il est vrai que le Tea Party s'inspire de l'affrontement entre les Américains et la Couronne britannique. Aucune utilité réelle à notre époque, me semble-t-il... La seule explication qui me vient à l'esprit est cette volonté de faire revivre un passé où tout allait mieux, au monde merveilleux des souvenirs filtrés, et, ainsi, de créer, faussement, un sentiment de paix et de sérénité.

Fuir par en avant, par en arrière ou par les côtés, ça reste une fuite. Une fuite nuisible au rétablissement de la situation.

Clin d'oeil de la semaine

La droite américaine qui se propose pour réparer la situation économique aux États-Unis, c'est comme Vincent Lacroix qui propose ses services pour rétablir son gâchis.


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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