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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 28 juin 2010

Milliarama…


28 juin 2010

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Ça y est, je suis dépassé. Quand on me bombarde de gros chiffres, c'est toujours la même chose : je perds mes repères et je ne sais plus trop comment m'y retrouver.  

Prenez l'actualité de la semaine. Volontairement, je ne garde que deux exemples : cinq millions de dollars pour le contrat de Tomas Plekanec chez le Canadien et plus d'un milliard pour la tenue du G-28 (G-8 et G-20, ça ne s'additionne pas, mais c'est plus simple ainsi...).

Immanquablement, à la vue de tels chiffres, j'ai le réflexe de chercher des points de repère. Une image pour comprendre l'ampleur de la chose. J'ai ce besoin de visualiser ce qu'est un million ou un milliard de dollars.

Tout ça remonte à mon enfance. Mon premier repère à vie? M. Letendre. Je me rappelle bien de mon carton de camelot de La Tribune le concernant. Hervé Letendre. Rue Denault. Je devais avoir dix ou onze ans. L'abonnement hebdomadaire à La Tribune coûtait alors soixante-dix sous par semaine. M. Letendre, lui, me donnait un dollar! Trente sous de pourboire (pas un trente-sous, nenon, trente cennes!)!  C'était trois fois les dix sous habituels! Dans ma tête, c'était clair : M. Letendre était riche.  

Plus tard, j'ai compris que l'argent est une question de perception. Mais dès qu'on parle de millions, c'est plus difficile à concevoir. Ça devient vague. Flou. Alors, j'essaie de coller cela à une réalité compréhensible. Juste pour me donner un ordre de grandeur.

Tomas Plekanec gagnera cinq millions de dollars par année. C'est la norme, semble-t-il, pour un joueur de son calibre. Je me dis alors qu'une famille du Québec qui gagne, disons, 100 000 $ par année est une famille qui gagne bien sa vie. Vrai? Hé bien, il faudra 50 ans de salaire à cette famille pour arriver à une année du contrat du joueur. Il a signé pour six ans... on parle de trois cents ans pour gagner l'équivalent! Voilà un repère qui donne le vertige...

Je vous l'ai dit, l'argent n'est que perception! Encore faut-il arriver à percevoir quoi que ce soit!

Les chiffres finissent par devenir tellement importants qu'on n'arrive plus à se faire une image. À un milliard, l'exemple de ma famille type ne tient plus la route : un milliard de dollars, c'est dix mille ans de salaire à cent mille dollars par année... Beaucoup trop pour être un repère...

Plus c'est gros, plus ça devient banal, étrangement. Trop, c'est comme pas assez.

À elle seule, la sécurité en lien avec le Sommet du G-28 coûte presque un milliard de dollars. Dans ce contexte, dépenser un million de dollars pour creuser un lac artificiel et y installer deux ou trois fausses chaloupes qui feront de belles photos pour le monde entier, ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan. Un millième du montant alloué à la sécurité. C'est quoi, un millième, après tout? Pas de quoi faire une chronique là-dessus, non?

Franchement, cette banalisation de la valeur de l'argent me trouble beaucoup. Depuis que les gouvernements des grands de ce monde (du G-28, en fait!) ont eu à imprimer des milliards de dollars pour sauver les banques dont les dirigeants, eux, se sont sauvés avec des primes gargantuesques, la valeur de l'argent ne veut plus dire grand-chose. Je ne m'y retrouve plus. Mes repères ne tiennent plus.

Pour le consommateur, il y a le Dollarama. Tout à un dollar.

Pour les gouvernements, il y le Milliarama. Tout à un milliard.

Clin d'œil de la semaine

L'argent n'est qu'une affaire de perception. Sauf pour nos salaires. La perception des impôts, c'est très réel...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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