Radio-Canada Info
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  Arrestation et perquisition de drogue à Lac-Mégantic
 
LE PAPOTIN
La une, accueil
Actualités
Reportages
Chroniques
Affaires municipales
Écho des organismes
Divers
Facebook
LE PAPOTIN / Chroniques
Mardi, 2 avril 2013

Un petit historique des changements climatiques



 Imprimer   Envoyer 

Par Jacques Robert

Aujourd'hui, le réchauffement climatique est sans contredit le sujet de conversation par excellence. Nous lui attribuons les hivers doux et sans neige, les étés froids et pluvieux, les tempêtes de verglas, les "coups de vent " qui endommagent nos forêts, les ouragans, les cyclones, les tornades, la fonte des calottes polaires et la montée du niveau des océans.

Le climat de la terre a de tout temps varié d'un extrême à l'autre et n'a jamais été réglé puisqu'il s'agit d'un système qui fut très chaotique tout au long de l'histoire de la terre. Par exemple, il y a 700 millions d'années, la Terre entière était recouverte d'un manteau de glace de plusieurs kilomètres d'épaisseur. Les scientifiques lui ont donné le nom de "BOULE DE NEIGE". Pendant cette période, qui dura environ 20 millions d'année, la vie résista péniblement dans les fonds océaniques, dans le noir total. Puis des milliers de volcans se mirent à cracher leurs laves, ce qui fit fondre la glace. Par la suite, et cela pendant 130 millions d'années, durant la période des dinosaures, la température de la Terre s'est maintenue autour de 30 ºC, une température que notre civilisation ne pourrait supporter.

De toute évidence, l'évolution climatique est marquée par des cycles immuables, qui dépendent de plusieurs critères totalement indépendants de notre volonté.

Depuis 2 millions d'années, notre planète a connu quatre grandes périodes glaciaires. À la fin de la dernière, de 11 000 à 8 000 ans, la température moyenne à la surface du globe est passée de 10 à 15.3°C. La fonte des glaces fut si rapide que le nivaux des océans monta de 100 mètres en l'espace de quelques centaines d'années, causant la disparition de nombreuses civilisations. Ce fut le déluge raconté dans la mythologie de tous les peuples. Cette fonte des glaces se continue naturellement encore aujourd'hui.

Depuis ce grand déluge, il y a 7 000 ans environ, le climat de la terre a été relativement stable. La température moyenne sur terre s'est maintenue autour de 15°C. C'est ce qui a permit le développement de notre civilisation. Toutefois, durant cette période, nos ancêtres ont été confrontés à de nombreux écarts de température qui provoquèrent toutes sortes de phénomènes climatiques. Par exemple, la période de 900 à 1200, des Vikings s'installèrent au Groenland dont les côtes étaient libres de glace et verdoyantes, permettant ainsi l'agriculture. Ils prospérèrent pendant 400 ans et durent quitter leurs terres à cause d'un refroidissement des températures. De 1300 à 1700, il y eut le Petit Âge glaciaire qui affecta grandement l'Europe tout entier.

Ces changements de température étaient très souvent reliés à des éruptions volcaniques. En effet, depuis des temps immémoriaux, et de façon périodique, des centaines de volcans, partout dans le monde, crachent des milliards de tonnes de gaz dans l'atmosphère. De plus, des centaines de feu de charbons, incontrôlables (il est impossible de les éteindre), brûlent également depuis des centaines d'années partout dans le monde laissant des milliards de tonnes de CO² s'échapper dans l'atmosphère. Malheureusement, on n'en parle jamais.

Tous ces gaz règlent en très grande partie le climat de notre monde et nous n'y pouvons rien.

L'étude de notre histoire, ancienne et récente, nous apprend qu'il n'y a rien de nouveau sous le ciel de notre "petite planète". J'ai recensé des centaines de catastrophes climatiques survenues partout sur notre vieille terre entre 1500 et 1900.

En voici quelques unes ayant frappé notre région, l'Est des États Unis et quelques unes l'Europe:

1745: Pehr Kalm, scientifique suédois de passage dans les Cantons de l'Est, relate dans son journal personnel que «cet hiver a été assez doux, contrairement à la coutume » et que «les personnes âgées ne se souviennent pas en avoir vu un aussi doux ».

1745, 24 avril: «On commence les semailles tôt cette année dans la région de Québec.»

1749: Encore Peter Kalm. Il mentionne dans son journal, qu'un vieillard lui assura que «l'hiver était jadis bien plus froid qu'aujourd'hui » et que «cette saison est maintenant plus chaude qu'autrefois ».

1776, le 9 septembre: Du 2 au 9 septembre, l'Ouragan de l'Indépendance (Hurricane of Independence) fait 4,170 morts le long de la côte est des États-Unis et jusqu'en Nouvelle Écosse.

1780, du 10 au 16 octobre: Le "Grand Ouragan de 1780" (The Great Hurricane of 1780) tue entre 20,000 et 22,000 personnes et aplanie complètement les îles de la Barbade et de la Martinique. C'est l'ouragan le plus meurtrier jamais rapporté dans l'hémisphère Nord.

1783, 8 juin: «L'éruption du volcan Laki en Islande, sur une période de huit mois, a modifié de façon durable le climat dans une grande partie de l'hémisphère nord et causé des dégâts considérables à la biosphère et aux populations humaines. Les aérosols sulfatés y jouèrent un rôle essentiel. En Islande, les trois quarts du cheptel et le quart de la population de l'île succombèrent. Pour la France et l'Europe occidentale, le géographe John Grattan a attribué à cette crise volcanique, 160 000 morts de plus que normalement. L'été 1783 fut aussi celui de la «grande famine du riz» au Japon. En Alaska, la température d'été fut de cinq degrés inférieure à la normale.»

1784, 8 mai: «Une tempête de grêle, dont certains grêlons mesure 9 pouces de circonférence (22.9 cm), s'abat sur le village de Winnsborough, en Caroline du Sud. Plusieurs personnes sont tués ainsi qu'un grand nombre de moutons, de chèvres et d'oiseaux.»

1788, le 19 août: «Un puissant ouragan dévaste la forêt tout au long de la côte est du New Jersey jusqu'aux provinces maritimes.»

1798, le 19 novembre: «Une longue et infâme tempête (The Infamous Long Storm) balaie la côte est des États-Unis laissant derrière elle trois pieds de neige sur le Maine et le New Hampshire et un pied sur New York. Cette tempête, hors du commun, marque le début du plus long hiver connu dans l'histoire américaine. La neige tomba jusqu'à tard dans le mois de mai.»

1803: « Dans la région de Montréal, on laboure entre Noël et le Jour de l'An. Des laitues vertes ont été cueillies dans les jardins.»

1806: «De 1806 à 1820, comme ceux des cantons voisins, les pionniers des townships Ascot et Orford connaissent des années de mauvais temps. Les récoltes sont catastrophiques. » De nombreux volcans sont entrés en éruption partout dans le monde pendant cette période dont la plus connue est la suivante :

1815, les 10 et 11avril: «Une éruption paroxysmale, l'une des plus importantes de ces 10 000 dernières années, décapita le sommet du volcan Tambora situé sur la pointe ouest de l'île de Sumbawa, à l'Est de l'archipel indonésien. Elle éjecta près de 300 milliards de tonnes de cendres et de poussières dans la haute atmosphère. La circulation de la poussière et des gaz entraîna dans le monde un changement climatique général pour les six années suivantes. En Indonésie, l'éruption tua instantanément 20 000 personnes. Dans les semaines qui suivirent, 50 000 autres moururent de faim dans les îles avoisinantes, les récoltes ayant été ensevelies sous plusieurs centimètres de cendres volcaniques.

1816: Ce qui suit a été copié d'un cahier-journal anglais: «En janvier 1816, il faisait si doux que la plupart des gens laissèrent éteindre leurs feux, et ne chauffaient leurs poêles à bois que pour faire à manger. Il y eut quelques jours froids, mais très peu. La plupart du temps, l'air était doux comme au printemps. Il ne fit pas froid en février. Il faisait chaud au début d'avril, mais à mesure que les jours rallongeaient, l'air devenait plus froid, et en mai, il faisait une température d'hiver, avec beaucoup de neige et de glace et les jeunes bourgeons étaient gelés. Il y avait un demi-pouce de glace sur les étangs et les rivières. Le maïs fut détruit et les champs furent semés encore et encore jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour qu'il ait le temps de pousser. Durant tout l'été, le vent du nord souffla sans arrêt chargé de neige et de glace. Les mères tricotaient des bas et des mitaines doubles pour leurs enfants. Juillet arriva avec glace et neige. Le maïs indien se débattit pendant mai et juin, mais abandonna la partie, gela et succomba en juillet. À la surprise de tous, le mois d'août se démontra le pire mois de tous. Presque toute la verdure dans ce pays et en Europe fut décimée par la gelée. Le 30 août, la neige tomba à Barnston, à 30 milles de Londres. Les journaux venant de l'Angleterre déclaraient qu'on se souviendrait longtemps de 1816 dans les générations existantes comme de l'ANNÉE OÙ IL N'Y EUT PAS D'ÉTÉ. Il y eut de grandes privations et des milliers de personnes auraient péri n'eût été l'abondance de poisson et de gibier.» À Dudswell, il y eut quelques morts de faim et la moitié de la population se refugia au sud de la frontière.

1816, le 14 juin: «À Québec, il tombe 12 pouces de neige.» Le 21 août: «Incroyable mais il neige sur le Québec.» Le 26 août : «Une tempête de grêle s'abat sur la région de Montréal.»

1823, octobre: Bas Canada, «La pire tempête de neige jamais recensée au pays, fait rage.»

1826, le 2 mai: «Une autre sécheresse débute au Bas Canada.»

1827, janvier: «Du 1er au 4 janvier, il tombe quatre pieds de neige à Montréal; les bangs de neige s'élèvent à une hauteur de 10 à 12 pieds.» Le 4 janvier: «Il est tombé 120 cm de neige en 3 jours à Québec.»

1829, juin: «Une tornade frappe la jeune colonie de Guelph, Haut Canada. Les toits de plusieurs cabanes sont arrachés, les granges sont démolies. Six acres de forêt sont entièrement détruites.»

1830, le 4 janvier: En plein cœur de l'hiver, aujourd'hui lundi, un journal déclare son étonnement sur le temps doux qui persiste encore: «Nous voilà rendus au mois de janvier et à peine y a-t-il assez de neige pour les voitures d'hiver, et des voyageurs de Montréal sont descendus jusqu'aux Trois-Rivières en voiture d'été! » Et depuis le début de cet hiver, «le thermomètre n'est tombé que deux fois au-dessous de zéro ».

1834, le 15 février: Un journaliste rapporta qu'aujourd'hui, samedi, «on a été témoin d'un phénomène météorologique bien extraordinaire pour un hiver: il a éclairé et tonné au point que la foudre a frappé le clocher de l'église de Saint-Thomas (Lanaudière) et l'a considérablement endommagé».

1843, février: Ascot Corner «L'hiver a été remarquable. Le froid a commencé tôt et fut assez sévère au début, mais janvier fut assez doux et la débâcle des rivières arriva en février.» Source: Lettre de George Stacy d'Ascot Corner à son père à Londres.

1848, le 1er mars: «Nous avons eue un hiver doux et très court.» Source: Lettre de George Stacy d'Ascot Corner à son père à Londres

1852, le 24 décembre: «De nouveau, un violent orage éclate cette veille de Noël. Un journal précisa «qu'un orage dans toutes les formes, éclairs, tonnerre, pluie, vent comme en été, s'est fait sentir à Terrebonne, à Lachenaie et dans tout le district de Montréal ». Et on apprit qu'à Saint-Hilaire, le même jour, «vers deux heures de l'après-midi, les habitants du lieu ont été étonnés de voir un éclair et que la foudre est tombée sur une maison occupée par Francis Beaty, entre Saint-Hilaire et Saint-Mathias, renversant une cheminée et frappant un jeune homme, sans lui ôter la vie ».

1854, le 24 mai: «Nous avons enfin nos premières chaleurs. C'est vraiment chaud au soleil. Ici, nous avons la chaleur de l'Inde l'été et le froid du Groenland l'hiver.» (Lettre de Louisa Stacey d'Ascot Corner à son grand-père à Londres)

1856, février: «À Oswego, New York, il tombe 6 pieds (457 cm) de neige durant le mois.

1859: «Hiver 1859-60, pas de neige. Tantôt froid, tantôt pluvieux.

1861, 14 août : De graves inondations touchent Montréal. Forte crue du Saint-Laurent, les eaux recouvrent 25 % de la ville de Montréal.

1865, 8 avril : « Samedi, désastreuse inondation à Sorel. Elle prit les proportions d'une calamité. Il y eut trente-quatre victimes. L'eau commença à monter le samedi. Le lundi, les habitations de Berthier, des îles, du Chenal-du-Moine, sont submergées; en certains endroits on compte jusqu'à soixante personnes réfugiées dans des greniers. Le mercredi, vers deux heures et demie, le vent souffle en tempête; des bâtiments sont emportés par la bourrasque ».

1866, 27 octobre: «La récolte de cette année est entièrement perdu, foin, céréales et patates, tout est gâté dû aux pluies presque continuelles et abondantes que nous avons depuis deux mois.» [Pionnier de Sherbrooke, 27 octobre 1866]

1868, 10 octobre: «La sécheresse commence à sévir dans nos campagnes. La récolte manque déjà grandement du manque de pluie... Le feu fait aussi de grands ravages dans le bois ...» [Pionnier de Sherbrooke, 10 juillet 1868]

1869: Hiver 1869-1870, «Pas de pont de glace devant Québec.»

1871, 31 mars: « La neige était entièrement disparue de nos Cantons depuis deux ou trois semaines, mais lundi dernier nous en avons eu une bordée bien propre à consoler les amateurs de sleigh et ceux qui croient qu'au printemps la neige est du sucre. En effet, il en est tombé près d'un pied, et mardi nous avions encore une fois des chemins d'hiver fort passables. Ce retour apparent de l'hiver a ramené l'activité dans les affaires. Avec les nuits froides que nous avons, cette neige pourrait bien durer quelque temps. C'est d'un bon augure pour la saison du sucre ».

1871, 30 juin: « Un ouragan terrible est passé cette semaine, sur une partie du District des Trois-Rivières et y a causé des dégâts épouvantables. Une trentaine de granges ont été renversées. Un nommé Giasson a été tué par une planche. Un conducteur de malle a été précipité à l'eau avec ses malles et a failli se noyer. Il paraît que cet ouragan a été vraiment effrayant. Le steamer Scandinavian a été jeté sur le quai et a failli se briser ». Pionnier de Sherbrooke 2 juin 1871

1871, 16 décembre : La tempête de dimanche. - « La tempête qui s'est fait sentir dans la nuit de samedi (16) à dimanche (17), a fait des ravages à Montréal, Québec et plusieurs autres endroits de la Province. Ici, à Sherbrooke, une partie du toit de la nouvelle et vaste filature de laine de Paton a été enlevée, et d'autres bâtisses y attenant ont aussi été fortement endommagées. Les dommages sont considérables ».

1872, 2 août : «La Chaleur a été très grande depuis dimanche. Mardi a été le jour le plus chaud de la saison. Le thermomètre a marqué 98º Farenheit, à l'ombre, et 140 º Farenheit au soleil. Comme toujours, cet excès de chaleur nous a amené de la pluie. Il en est tombé en abondance dans la journée de jeudi.» Pionnier de Sherbrooke, 2 août 1872

1872, 27 septembre: Violente tempête entre Montréal et Richmond. «Vers cinq heures le temps qui avait été lourd durant toute la journée, devint écrasant. De gros nuages noirs obscurcissaient l'horizon. Bientôt un vent d'une extrême violence souffla avec fureur, déracinant les arbres, abattant les clôtures et causant de grands dommages. La pluie tomba par torrents. Rien de grandiose comme le spectacle qu'offrait alors la tempête. Les nuages poussés en tous sens par des vent furieux, la pluie tombant par torrents, emportée au loin par le bruit de la tempête, plus les roulements du tonnerre, le jet ....et les éclats de la foudre, contribuait à former une spectacle ... grand et sinistre. L'ouragan dura environ vingt minutes, mais la pluie continua de tomber durant toute la nuit de samedi, la journée et la nuit de dimanche. Le Dr. Smallwood a calculé qu'il était tombé trois pouces d'eau en ville. Les canaux regorgeaient et les rues étaient changées en autant de lacs. Les dommages sont plus généraux que sérieux et seront facilement réparés ». Pionnier du 27 septembre 1872

1873, 28 février : Sherbrooke, - «Nous avons eu une violente tempête de neige ces jours derniers. Commencée vendredi dernier dans l'avant-midi, elle s'est continuée sans relâche jusqu'à mardi soir. Il a dû tomber une couple de pieds de neige. C'était déjà assez rude, mais la poudrerie l'a été encor beaucoup plus. Les chemins sont devenus impraticables à la campagne. Les convois de chemins de fer ont été retardés. Enfin, cette tempête a causé des dommages considérables.» Pionnier de Sherbrooke 28 février 1873

1873, 30 mai: - «La pluie si longtemps désirée a commencé son œuvre bienfaisante mercredi dans nos environs. Grâce à d'abondantes ondées, la végétation a repris son cours. La nature est maintenant dans toute sa beauté. Les cultivateurs surtout se réjouissent beaucoup de cet heureux changement de la température.» Pionnier de Sherbrooke 30 mai 1873

1873, 4 décembre: Sherbrooke - La tempête de jeudi de la semaine dernière a fait beaucoup de dégâts en divers endroits du pays. À Nicolet, le clocher de la nouvelle église est tombé, passant dans sa chute à travers le toit et la voûte et causant des dommages estimés à quatre ou cinq mille piastres. Pionnier de Sherbrooke 12 décembre 1873

1876, 9 juin: « Weedon 10 juin 1876 - M. le Rédacteur, Nous avons eu hier un grand orage accompagné de tous les éléments désagréables: pluie, grêle, vent, éclairs et tonnerre. La visite de cet hôte redoutable nous a causé beaucoup de dommages, c'est ainsi que M. Siméon Fontaine, menuisier, a eu sa maison d'habitation démolie. Elle se composait de trois étages et était occupée par sa famille. Madame Fontaine a été grièvement blessée et se trouve en danger. Un des petits enfants a été aussi blessé ainsi que le père. Pertes $400.D'autres propriétaires ont encore eu à souffrir. M. C. Tanguay a eu la moitié du toit de son moulin à scie enlevé. M. Jean Harpin, celui de sa grange emporté et M. le notaire A. Guénette sa grange endommagée. La direction de l'orage était du Sud-Est vers le Sud-Ouest et a ravagé le centre du canton et partout sur son passage, de forts dommages aux arbres ont été faits. A.B.» Le Progrès, le 16 juin 1876

1881, le 6 juin: John Robinson Andrews de Dudswell, écrit dans son journal: «Everything susceptible to frost is frozen.» Traduction: «Tout ce qui était susceptible de geler est gelé»

1884, le 19 février: «Une série de 60 tornades frappe le centre des États-Unis causant la mort de 800 personnes.

1886, 13 janvier: Au Kansas, un puissant blizzard frappe l'État du Kansas sans avertissement causant la mort d'une centaine de personnes et celle de 80% des bovins.

1888, le 12 janvier: La pire tempête de neige de l'histoire des États-Unis, le "Schoolchildren's Blizzard" frappe les États du Nord Est avec des chutes de neige de cinq pieds à certains endroits : du Dakota et du Montana, Minnesota, Nebraska, Kansas, and Texas: Le "Schoolchildren's Blizzard" causera la mort de 235 personnes, plusieurs sont des enfants qui retournaient chez eux après l'école. [NOTE : Cette catastrophe fera l'objet d'un épisode de "La Petite Maison dans la Prairie"].

1888, le 11 mars: Le "Blizzard of 1888" frappe la côte est des États-Unis avec des chutes de neige de 5 pieds. Les dommages sont estimés à 20 millions de dollars. Deux cent bateaux ont coulé dû aux forts vents et 400 personnes perdirent la vie à cause des vents très forts et des températures très froides. Les jours précédant la tempête furent très doux avec des températures de 40 à 50 degrés F. Des pluies torrentielles commencèrent à tomber et le 12 mars et se changèrent en neige pour les prochaines 36 heures. Les températures chutèrent et des vents forts se mirent de la partie. Le Connecticut et le Massachusetts fut recouvert de 50 pouces de neige (128 cm), les états de New York et New Jersey de 40 pouces. Des vents de 48 milles à l'heure formèrent des bancs de neige de 40 à 50 pieds. La crise dans les transports à New York qui en résulta conduisit à la construction du métro de New York approuvé en 1894 et commencé en 1900.

1892, 14 juin: Un cyclone frappe Dudswell et les cantons environnants. « Un certain nombre de victimes du cyclone du 14 juin dernier ont transmis une demande au gouvernement du Québec pour emprunter quelques petites sommes à même le fonds de $50,000. voté à cette fin, à la dernière session. Les dommages causés dans la paroisse de Weedon sont considérables. Une démarche semblable a été faite dans Dudswell, le canton voisin, où les dégâts ont été encore plus graves qu'ici. Il y aura une grande réunion au village de Weedon, dimanche, le 31 courant, à trois heures p.m. Notre député provincial, M. J-A. Chicoyne, y fera une conférence ». (Le Pionnier, le 29 juillet 1892).

1898, 4 septembre: GOULD « La tempête de dimanche a été très violente à Lingwick. La pluie tombait par torrents. Les arbres fruitiers ont été endommagés par la grêle. Une grange appartenant à M. Royal Wilson, située sur le chemin de Bury, a été frappée par la foudre et détruite avec son contenu. Les résidences de MM. Murdoch McLeod et Norman McLeod ont aussi été frappées par la foudre, mais il n'y a que peu de dommages. Chez M. Murdo K. McLeod, une fenêtre a été brisée par le tonnerre. Un cheval appartenant à M. Neil McRae a été tué, ainsi que quatre bêtes à cornes de M. Angus Gowan ». (Le Progrès, le 9 septembre 1898)

1901, le 27 juin: Une violente tempête de pluie et de vents frappe Dudswell et la région. Bury est durement touché par cette tornade. Plusieurs bâtiments sont détruits. Les rivières débordent et plusieurs ponts et ponceaux sont emportés par les eaux. Le moulin à scie d'Orrin Bishop situé sur la rue Bishop à Bishop's Crossing, est inondé et endommagé. Durant la tempête, Salmon Willard, voyant que son moulin était menacé par la crue du ruisseau Hall (près du chemin Gosford à Dudswell Corner) tenta d'ouvrir la vanne d'alimentation. Il fut emporté par le courant avec le moulin et une partie de la route Gosford et se noya.

1903, 31 décembre: Weedon, il se fait des prières publiques, ici, pour obtenir de la pluie. L'eau manque partout et nombreux sont ceux qui vont la chercher à la rivière St-François. (Le Progrès, le 31 décembre 1903)

Et cela continue jusqu'à nos jours ...et nous voguons allègrement vers une cinquième période glaciaire qui mettra fin à la vie dans l'hémisphère nord ...


Hyundai Sherbrooke sept 2020
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Investissements pour l'entrepreneuriat féminin

Investissements pour l'entrepreneuriat féminin
Les centres de prélèvement du CIUSSS-Estrie CHUS accessibles sur rendez-vous dès lundi

Les centres de prélèvement du CIUSSS-Estrie CHUS accessibles sur rendez-vous dès lundi
Café William Spartivento septembre 20
NOS RECOMMANDATIONS
Une technologie qui décontamine et recycle les eaux usées des mines

Une technologie qui décontamine et recycle les eaux usées des mines
Soupe au lait

Soupe au lait
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Écoloboutique sept 2020
Inscription Infolettre EstriePlus.com
Domino's Pizza 10 septembre 2020
 
Pierre-Olivier Pinard
Vendredi, 18 septembre 2020
Un sport de force: la dynamophilie

Me Michel Joncas
Jeudi, 17 septembre 2020
Haie de cèdres et voisinage

Daniel Nadeau
Mercredi, 16 septembre 2020
En attendant Godot…

François Fouquet
Lundi, 14 septembre 2020
Soupe au lait

Jacinthe Dubé 5 juin20
Concours  Vieux-Clocher Phil Roy sept 2020
Arrestation et perquisition de drogue à Lac-Mégantic Mercredi, 16 septembre 2020
Arrestation et perquisition de drogue à Lac-Mégantic
La Foire Écosphère aura lieu cet automne Vendredi, 11 septembre 2020
La Foire Écosphère aura lieu cet automne
Le Festival Rivières de Lumières propose une édition insolite Vendredi, 11 septembre 2020
Le Festival Rivières de Lumières propose une édition insolite
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous