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JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / Actualité
Jean-Claude Vézina Par Jean-Claude Vézina
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Mercredi, 13 mars 2013

Anémie ou vitalité



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Une enquête récente entreprise par la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) au nom de l'Agence de mise en valeur de la forêt privée de l'Estrie (AMFE) et du ministère des Ressources naturelles du Québec (MRN) « permet d'anticiper avec optimisme l'avenir de la forêt privée estrienne », juge Jean-Paul Gendron, président de l'AMFE.

L'Estrie est réputée pour l'étendue de son couvert forestier privé. Elle se déploie sur 730 000 hectares (ha), ce qui équivaut à 70 % de la superficie de l'Estrie. Les propriétaires, au nombre de 9 200, dont 4 057 sont inscrits à l'AMFE, en possèdent quelque 91 %. Les parcs, les réserves écologiques et les terres publiques en occupent 9 % alors que le restant sert à l'agriculture et l'élevage. Le profil des gens évolue. De 30 % d'agriculteurs dont il était composé, il devient accessible à monsieur et madame tout le monde. Sur un point, l'unanimité se fait, tous restent attachés à leur lot.

Dans le Haut-Saint-François, spécifiquement, 841 propriétaires terriens gèrent 97 619 ha de boisé. Il couvre 55 % du territoire potentiel à aménager, décrit M. Gendron. Dans la MRC, le feuillu domine légèrement, constituant 32 % du volume. La zone sylvicole mélangée à dominance feuillue en occupe 27 % tandis que l'étendue forestière mélangée à dominance résineuse s'étend sur 15 % de sa superficie. Les bois mous s'en réservent une surface de 20 % et la forêt en régénération, 6 %. L'agriculture se pratique sur 15 % des terres. Cette masse ligneuse représente une immense source de richesse locale.

Pourtant, tout n'est pas rose dans l'industrie. André Roy, président du Syndicat des producteurs de bois de l'Estrie (SPBE), confiait récemment qu'en région, quelque 880 000 $ seraient siphonnés du budget de 3,78 M$ consacré à la gestion de la forêt. La ministre Martine Ouellet répond ainsi au désir de Pauline Marois de rationaliser les finances publiques. Cependant, cette ponction affecte la chaîne de fonctionnement des travaux sylvicoles. Près de 25 % des travailleurs forestiers ne pourraient plus accomplir les travaux prévus dans les plans d'aménagement avec les conséquences négatives prévisibles dans le long terme.

Lors d'une conversation téléphonique, M. Roy confiait qu'à la rencontre du 28 février dernier avec le ministre Réjean Hébert, responsable de la Santé, des Services sociaux, des Aînés et de la région estrienne, à laquelle participaient entre autres, Maurice Bernier, président de la Conférence régionale des élus de l'Estrie, M. Hébert s'était montré sensible et sympathique à la cause. « Nous ne serons pas assez naïfs pour croire que nos problèmes auront trouvé leur solution, mais c'est une bonne chose pour nous », a-t-il déclaré.

Entre autres, il craint le gaspillage de la ressource préservée et développée tout au long des 30 dernières années grâce à la planification sensée de sa gestion. Les coupes budgétaires dans les investissements récents destinés à protéger et à régénérer le potentiel de la forêt privée estrienne l'inquiètent aussi. M. Roy confiait au quotidien régional que « quand un arbre est mis en terre, il faut l'accompagner par des interventions sylvicoles ». Dans le cas contraire, il est perdu. Et ici, on parle de millions de jeunes plants mis en terre chaque année.

M. Roy rappelle qu'un mètre cube de bois transformé rapporte en retombées économiques plus de 500 $. Pour l'Estrie, cette donnée est supérieure puisqu'il existe plusieurs entreprises de 2e et 3e transformation qui y ajoutent de la plus value. En même temps, il annonce que la «pitoune de 4 pieds» vient de disparaître des chantiers, rompant avec la tradition séculaire d'approvisionner les papetières.

Dans le bulletin d'information du SPBE, M. Roy nuançait ses propos. « Après six longues années de crise, voilà qu'un rayon de lumière nous fait apparaître le bout du tunnel ». Les prix ont augmenté de 30 à 35 % pour la plupart des produits. Le marché de la construction croît aux États-Unis. Un contrat de trois ans, établi avec Domtar, augure bien dans le secteur de la pâte à papier. La filière énergétique et celle du carbone (antioxydants, fertilisants, crédit carbone, gaz de synthèse et autres) méritent d'être exploitées à moyen et long terme.

Le contexte du nouveau régime forestier au Québec pourrait contraindre les industriels à acheter, à meilleur coût, plus de bois provenant de ce secteur économique. Il fournit 27 % de la possibilité de récolte forestière (PRF) totale du Québec et ce pourcentage est toujours en progression. La PRF correspond au volume pouvant être prélevé annuellement sans hypothéquer le capital ligneux. Cela compenserait en partie les ponctions pécuniaires effectuées dans les programmes d'aide à la mise en valeur de la forêt. Toutefois, il s'avère « tout à fait illogique, voire incompréhensible que l'État coupe en sylviculture », complétait le président du SPBE.

Outre les impacts économiques directs et indirects du bois et de sa transformation, la forêt génère d'autres avantages tant monétaires qu'environnementaux. L'économie touristique en est un de ces apports de revenus nouveaux. La préservation de la biodiversité florale et faunique, bien que moins quantifiable, se révèle tout aussi essentielle.


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