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JOURNAL LE HAUT-SAINT-FRANÇOIS / La une
Vendredi, 5 février 2010

Bois Le Roux de Weedon ne connaît pas la récession


5 Février 2010

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par Jean-Claude VÉZINA

«Les rejets de bois des autres sont notre mine d'or», lance Ronald Beauchamp, directeur général de l'entreprise Les Bois Le Roux de Weedon. «Tellement, ajoute-t-il, que nous songeons à bâtir une deuxième usine à la même place pour répondre aux besoins pressants de notre clientèle». En cette période économique dépressive, l'éventuel projet de l'entreprise Les Bois Le Roux devrait lancer le message clair qu'il est possible de croître surtout si, à l'instar de la direction, on sait garder ouvertes les portes laissées entrebâillées par les lois régissant les entreprises et le commerce.

Assis derrière son bureau occupé par deux écrans d'ordinateur, M. Beauchamp décrit le succès fulgurant de l'usine tout en surveillant du coin de l'œil les messages des clients ou des fournisseurs qui entrent. À tout bout de champ, il consulte l'Internet pour connaître le taux de l'argent américain ou d'autres informations qui lui permettent de diriger l'entreprise, comme un chef d'orchestre attentif aux fausses notes.

Les Bois Le Roux achètent du bois mou déclassé qu'ils sèchent et transforment en planches utilisées dans la confection des sommiers de lit. Une autre partie sert à la fabrication de palettes pour l'alimentaire, et les planures se rendent chez GPM Ripe pour être ensachées. Elles serviront, entre autres, de litières pour les animaux. Un autre produit s'ajoute aux préexistants: des cadres de sommiers partiellement assemblés. «Ce produit plaît beaucoup. Les Américains ont besoin de moins de main-d'œuvre pour finaliser la caisse du sommier, réduisant ainsi les coûts de main-d'œuvre», dit-il.

«Notre usine à Weedon a été construite en début mai, il y a deux ans. La production commençait en août. Deux semaines plus tard, il nous a fallu démarrer un deuxième quart de travail tant la demande était grande», racontait-il. «Nous étudions sérieusement la possibilité d'en bâtir une nouvelle sur les mêmes lieux qui aurait 55 000 pieds carrés, tant la demande est forte», complétait-il. Actuellement, plus de trente personnes sont embauchées. Avec le nouveau projet, M. Beauchamp prévoit en employer autant.

Les principaux clients de Bois Le Roux se trouvent aux États-Unis. Quand vient le temps d'établir ou de renégocier un contrat, il leur faut être bien informés des tendances de l'économie, la fluctuation des taux d'échange et l'évolution des lois régissant le commerce international. Les ententes avec leurs clients sont conclues pour des périodes de 6 mois à un an. Le fait d'entretenir des points de dépôt aux Etats-Unis, toujours bien garnis, leur permet d'approvisionner les usines dans un délai très court. «Ce n'est pas payant pour nous de garder des inventaires importants pour assurer l'approvisionnement continu des usines. Par contre, les compagnies qui savent pouvoir compter sur ces lots de matières premières rapidement n'ont pas besoin de garder grands stocks qui leur coûtent beaucoup. «C'est donnant donnant, je te donne du service, tu me donnes le contrat», dit-il.

Même si les matériaux utilisés sont de 2e ou de 3e catégorie, Les Bois Le Roux misent sur la qualité de leur produit et de leur service. Ainsi pour leurs palettes alimentaires, ils se conforment aux normes imposées par l'Agence de Certification canadienne d'inspection alimentaire. Ils se sont inscrit pour être reconnus ISO. Du point de vue environnemental, ils se sont conformés aux normes édictées. Enfin, et c'est un avantage incroyable aux dires de M. Beauchamp, ils ont reçu du gouvernement américain l'accréditation GTPAT, reconnaissance comme quoi ils participent à la lutte antiterrorisme américain. Ce faisant, ils subissent moins de contrôle et seulement 20 % de leurs cargaisons sont inspectées. Les chauffeurs de camion apprécient et la livraison aux fournisseurs en est d'autant avancée.

Les règles du jeu sont complexes entre les États-Unis et le Canada. Surtout dans le bois de 1re transformation. Les Américains fixent les quotas de bois qu'ils vont importer annuellement. C'est le gouvernement fédéral qui répartit entre les provinces les quantités à exporter. Ces normes n'existent pas pour les bois de deuxième et troisième transformation. Les usines québécoises s'en remettent au bon vouloir de leur clientèle voisine pour définir les quantités à vendre, ce qui n'est pas très sécurisant vu les fluctuations de l'économie. Aussi, M. Beauchamp travaille-t-il fort pour que la notion de quota s'applique aux autres types de bois. «Ça nous permettrait de bien mieux gérer nos achats et nos ventes», reconnaît-il.

M. Beauchamp est emballé par les progrès de l'usine. Il reconnaît la valeur de ses employés. Il donne à M. Normand Leroux, propriétaire de l'entreprise, le crédit de savoir s'entourer de gens très compétents. Dès qu'un problème se présente, ils cherchent la solution qui y mettra fin. «J'ai visité des usines qui nous disaient que notre bois était trop humide, qu'il fendillait au clouage ou qu'il ne correspondait pas à leurs attentes. Après quelques vérifications, nous pouvions leur montrer la source du problème: trop de colle liquide utilisée, atmosphère de travail très sèche, emballage trop rapide, entre autres, constituaient les principales problématiques. De simples changements dans les méthodes de travail appliqués dans ces usines corrigeaient bien des problèmes...

Photo :

Ronald Beauchamp, directeur général de l'entreprise Les Bois Le Roux de Weedon, entrevoit de beaux jours, mais demeure vigilant.


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